Quels sont les risques d'une fausse couche ?
Par CROQ Bien-être
Publié le - mis à jour le
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La fausse couche est un événement aussi fréquent que douloureux, souvent entouré de silence et de nombreuses idées reçues. Elle désigne l’interruption spontanée d’une grossesse avant 22 semaines d’aménorrhée. Si elle survient dans de nombreux cas sans cause identifiable ni conséquence à long terme, elle peut parfois révéler des facteurs de risque ou des complications. Mieux comprendre les risques liés à une fausse couche permet de mieux accompagner cette épreuve et de savoir quand s’alerter.
Les causes possibles de fausse couche
La plupart des fausses couches, notamment au premier trimestre, sont liées à des anomalies chromosomiques de l’embryon. Cela signifie que l’organisme interrompt naturellement une grossesse qui ne pourrait pas évoluer correctement.
D’autres causes peuvent également entrer en jeu :
Troubles hormonaux (comme un déficit en progestérone)
Malformations utérines
Infections (toxoplasmose, listériose, rubéole, etc.)
Pathologies chroniques mal contrôlées (diabète, troubles de la thyroïde)
Facteurs immunologiques ou génétiques
Chocs émotionnels ou physiques importants, bien que plus rarement en cause
Les risques immédiats d'une fausse couche
1. Perte de sang abondante
Certaines fausses couches s’accompagnent de saignements importants, pouvant nécessiter une hospitalisation ou un curetage pour éviter une hémorragie.
2. Rétention de débris placentaires
Il arrive que des fragments de grossesse restent dans l’utérus, ce qui peut provoquer une infection si non évacués. Cela peut nécessiter une intervention médicale.
3. Infection utérine (endométrite)
Si le tissu embryonnaire n’est pas complètement expulsé, une infection peut se développer, avec fièvre, douleurs pelviennes et écoulements anormaux.
Les risques à moyen et long terme
• Impact psychologique fort
Même si elle est fréquente, la fausse couche peut être vécue comme un deuil, avec un sentiment de vide, de culpabilité ou de honte. Cela peut entraîner de l’anxiété, voire un état dépressif chez certaines femmes, surtout en cas de fausses couches répétées.
• Trouble du cycle ou fertilité altérée (rarement)
Dans la majorité des cas, la fertilité n’est pas impactée. Cependant, une fausse couche compliquée peut exceptionnellement laisser des séquelles (adhérences utérines, infections mal traitées).
• Fausse couche à répétition
On parle de fausses couches à répétition après 3 pertes consécutives, ce qui peut révéler un terrain médical sous-jacent nécessitant un bilan approfondi.
Facteurs de risque à surveiller
Certains éléments augmentent le risque de fausse couche :
Âge maternel avancé (au-delà de 35 ans)
Tabac, alcool, drogues
Surpoids ou sous-poids important
Antécédents de fausse couche
Stress chronique ou conditions de vie précaires
Exposition à certaines substances toxiques
Que faire après une fausse couche ?
Un suivi médical est essentiel, même pour une fausse couche précoce.
Un accompagnement psychologique peut être proposé.
En cas de fausses couches répétées, un bilan de fertilité et des analyses spécifiques sont envisagés pour comprendre l’origine du problème.
La fausse couche est un événement courant mais jamais anodin. Si la majorité se résorbe naturellement sans conséquences, elle peut parfois s’accompagner de complications physiques ou psychologiques qu’il ne faut pas négliger. Être bien entourée, écoutée et informée permet de mieux vivre cette épreuve et, le cas échéant, d’envisager sereinement une future grossesse. Parce que derrière chaque fausse couche, il y a une histoire, un espoir… et souvent, une immense force silencieuse.
Questions fréquentes
La plupart des fausses couches en début de grossesse sont dues à des anomalies chromosomiques de l'embryon, ce qui conduit à l'arrêt naturel de la grossesse. D'autres causes possibles incluent des troubles hormonaux, des malformations utérines, des infections, des pathologies chroniques mal contrôlées, ainsi que des facteurs immunologiques ou génétiques.
Les risques immédiats peuvent inclure une perte de sang abondante nécessitant parfois une hospitalisation, une rétention de débris placentaires pouvant provoquer une infection, et le développement d'une infection utérine (endométrite) si le tissu embryonnaire n'est pas totalement expulsé.
La fausse couche peut provoquer un fort impact émotionnel, souvent ressenti comme un deuil. Cela peut engendrer des sentiments de vide, de culpabilité ou de honte, et entraîner une anxiété ou un état dépressif, particulièrement en cas de fausses couches répétées.
Plusieurs facteurs peuvent accroître le risque tels que l'âge maternel au-delà de 35 ans, la consommation de tabac, alcool ou drogues, le surpoids ou sous-poids important, les antécédents de fausse couche, le stress chronique, des conditions de vie précaires, ainsi que l'exposition à certaines substances toxiques.
Après une fausse couche, il est essentiel d'avoir un suivi médical pour surveiller la récupération physique. Un accompagnement psychologique peut être utile pour gérer les émotions. En cas de fausses couches répétées, un bilan de fertilité approfondi est recommandé afin d'identifier d'éventuelles causes médicales et préparer une future grossesse sereine.
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