Je préférerais avoir une césarienne : possible ou non ?
Par Catherine Duchamps
Publié le - mis à jour le
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Certaines femmes enceintes expriment clairement leur préférence : elles souhaiteraient accoucher par césarienne plutôt que par voie basse. Peur de la douleur, expériences traumatisantes passées, sentiment de perte de contrôle ou raisons personnelles profondes… Cette demande, encore parfois taboue, soulève une question légitime : est-il possible de choisir une césarienne sans indication médicale ?
La césarienne : un acte médical avant tout
Une intervention chirurgicale encadrée
La césarienne est une intervention chirurgicale majeure consistant à extraire le bébé par une incision de l’abdomen et de l’utérus. Elle est traditionnellement réalisée lorsque l’accouchement par voie basse présente un risque pour la mère ou l’enfant.
Les indications médicales classiques
Parmi les raisons médicales les plus fréquentes figurent :
une souffrance fœtale
une présentation anormale du bébé
un placenta mal positionné
certaines pathologies maternelles
des antécédents obstétricaux complexes
Dans ces cas, la césarienne est une décision médicale clairement justifiée.
Comment se remettre d’une césarienne ?
Peut-on demander une césarienne “de convenance” ?
Une possibilité qui varie selon les pays et les équipes
La césarienne dite « de convenance », c’est-à-dire sans indication médicale formelle, n’est pas interdite, mais elle n’est pas systématiquement acceptée. En pratique, elle dépend :
des recommandations médicales
de la politique de la maternité
de l’accord de l’équipe médicale
Certaines équipes acceptent la discussion, d’autres y sont plus réticentes.
Le rôle central du dialogue
Une demande de césarienne doit toujours être discutée en profondeur avec le professionnel qui suit la grossesse. L’objectif n’est pas de juger, mais de comprendre les motivations et d’évaluer les bénéfices et les risques.
Pourquoi certaines femmes préfèrent la césarienne
La peur de l’accouchement
La peur intense de l’accouchement, appelée parfois tocophobie, est une réalité pour certaines femmes. Elle peut être liée à des récits traumatisants, à une perte de contrôle redoutée ou à une anxiété importante face à la douleur.
Des expériences passées difficiles
Un accouchement précédent vécu comme traumatique, une urgence médicale mal vécue ou un manque d’écoute peuvent conduire une femme à préférer une césarienne programmée, perçue comme plus prévisible et sécurisante.
Le besoin de contrôle et de sécurité
Certaines femmes expriment un besoin fort de maîtriser le déroulement de la naissance. La césarienne programmée peut alors apparaître comme une solution rassurante, même si cette perception mérite d’être nuancée.
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Les bénéfices et les limites de la césarienne
Ce que la césarienne peut apporter
une date et un déroulement prévisibles
l’absence de travail et de contractions
une solution parfois rassurante psychologiquement
Pour certaines femmes, ces éléments peuvent réduire fortement l’anxiété.
Les risques à ne pas minimiser
La césarienne reste une chirurgie, avec des risques spécifiques :
douleurs post-opératoires
récupération plus longue
risque infectieux ou hémorragique
impact possible sur les grossesses suivantes
C’est pourquoi les équipes médicales restent prudentes face aux demandes non médicales.
Quelles alternatives avant de trancher ?
Être accompagnée dans sa réflexion
Avant d’opter pour une césarienne, il peut être bénéfique de :
rencontrer un professionnel pour parler de ses peurs
envisager un accompagnement psychologique
discuter des options de gestion de la douleur
Parfois, une meilleure préparation peut modifier le ressenti face à l’accouchement.
Adapter le projet de naissance
Il est souvent possible d’aménager un accouchement par voie basse :
péridurale précoce
ambiance rassurante
présence d’une personne de confiance
meilleure communication avec l’équipe
Ces ajustements peuvent rendre l’expérience plus acceptable, voire positive.
Préférer une césarienne est une demande légitime, mais elle ne peut pas être considérée comme un simple choix de confort. La césarienne reste un acte médical qui doit être réfléchi, expliqué et encadré. Si elle est parfois possible sans indication stricte, elle nécessite un dialogue honnête entre la future mère et l’équipe soignante. L’essentiel est que la décision finale respecte à la fois la sécurité médicale et le vécu émotionnel de la femme, dans une démarche d’écoute et de bienveillance.
Questions fréquentes
La césarienne est une intervention chirurgicale majeure consistant à extraire le bébé par une incision de l’abdomen et de l’utérus. Elle est généralement réalisée lorsque l’accouchement par voie basse présente un risque pour la mère ou l’enfant, par exemple en cas de souffrance fœtale, présentation anormale du bébé, placenta mal positionné, certaines pathologies maternelles ou antécédents obstétricaux complexes.
Il est possible de demander une césarienne dite "de convenance" sans indication médicale formelle, mais son acceptation dépend des recommandations médicales, de la politique de la maternité et de l'accord de l’équipe soignante. Ce choix doit toujours faire l’objet d’un dialogue approfondi avec le professionnel de santé pour évaluer les bénéfices et les risques.
Certaines femmes choisissent une césarienne programmée en raison de la peur intense de l’accouchement (tocophobie), d’expériences passées difficiles ou du besoin de contrôle et de sécurité face au déroulement de la naissance. Une césarienne peut être perçue comme une option plus prévisible et rassurante psychologiquement.
La césarienne offre un déroulement prévisible sans travail ni contractions, ce qui peut réduire l’anxiété. Cependant, elle reste une chirurgie avec des risques comme douleurs post-opératoires, récupération plus longue, risques d’infection ou d’hémorragie, ainsi qu’un impact possible sur les grossesses suivantes. Ces risques expliquent la prudence des équipes médicales pour les demandes non médicales.
Avant d’opter pour une césarienne, il est conseillé de discuter avec un professionnel pour exprimer ses peurs, envisager un accompagnement psychologique et explorer les options de gestion de la douleur. Il est aussi possible d’aménager un accouchement par voie basse avec péridurale précoce, ambiance rassurante, présence d’une personne de confiance et meilleure communication avec l’équipe médicale afin de rendre l’expérience plus acceptable et positive.
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