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Quels sont les 3 types d’OGM ?

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Quels sont les 3 types d’OGM ?

Une exploration claire pour mieux comprendre les organismes génétiquement modifiés Les organismes génétiquement modifiés (OGM) font l’objet de débats intenses, tant sur le plan scientifique que sociétal. Comprendre les différentes « catégories » d’OGM permet de mieux appréhender les enjeux, les technologies et les limites. On peut classer les OGM en trois grandes familles, selon la nature de la modification génétique et son origine : intragenèse/cisgénèse, transgénèse, et édition génomique (ou mutagénèse dirigée). Chaque type a ses caractéristiques, ses usages, ses implications.


1. L’OGM cisgénique / intragénique

Définition

Dans cette catégorie, le matériel génétique introduit ou modifié provient de la même espèce ou d’une espèce très proche avec laquelle des croisements naturels pourraient, en théorie, avoir lieu. On parle alors de « cisgénèse » ou « intragénèse ». En cisgénèse, on insère un gène d’un individu de la même espèce. En intragénèse, on peut remodeler ou combiner des fragments génétiques de cette même espèce.

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Exemples et usages

Imaginons une variété sauvage d’une plante cultivée, résistante à un certain parasite. On utilise ce gène pour l’intégrer dans la variété cultivée afin d’améliorer sa résistance. Le procédé reste dans le « pool génétique » de l’espèce. Cela permet de répondre à des besoins agronomiques (résistance, climat, rendements) sans introduire de gènes étrangers.

Implications et débats

Cette méthode est parfois perçue comme plus « naturelle » par rapport à la transgénèse, car elle respecte les limites génétiques de l’espèce. Cela ne veut pas dire «sans risque», mais les résistances, impacts environnementaux, questions de biodiversité ou de filières restent présentes.


2. L’OGM transgénique

Définition

C’est la catégorie la plus connue et souvent suscitée dans les discussions. Une modification génétique consiste à introduire un gène venant d’une espèce différente, voire très éloignée, dans le génome de l’organisme cible. On crée ainsi un « transgène ». Par exemple, un gène de bactérie dans une plante, pour lui conférer une résistance à un insecte ou à un herbicide.

Exemples et usages

Parmi les plantes cultivées, certaines variétés modifiées possèdent un gène permettant de produire une protéine insecticide naturelle (issue d’une bactérie) ou de tolérer un herbicide pour faciliter le désherbage. Ces traits sont suffisamment marquants pour qualifier l’organisme de «transgénique».

Implications et enjeux

Les avantages potentiels sont importants : rendements accrus, réduction de certains intrants, adaptation à des conditions difficiles. Toutefois, les controverses concernent : la dissémination dans l’environnement, les effets sur la biodiversité, la dépendance aux semences brevetées, la résistance des ravageurs, et les préoccupations de santé.


3. L’édition génomique / mutagenèse dirigée

Définition

Cette catégorie regroupe les innovations récentes qui utilisent des outils moléculaires (édition de gènes, coupures ciblées, substitutions précises) pour modifier de façon très précise le génome d’un organisme. On ne se contente pas nécessairement d’insérer un gène étranger ; on peut activer, désactiver ou modifier des gènes existants.

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Exemples et usages

Par exemple, on peut supprimer un gène responsable d'une sensibilité à un parasite, ou modifier un gène afin que la plante résiste mieux à la sécheresse. L’outil reste ciblé et rapide, souvent plus « léger » que l’introduction d’un transgène. Ces technologies évoluent rapidement et ouvrent de nombreuses perspectives.

Implications et particularités

Cette voie soulève un débat différent : d’un côté, elle pourrait être considérée comme plus « proche de la nature » (modification minimale), mais d’un autre, elle pose des questions réglementaires, d’éthique et de traçabilité. La frontière entre «modification naturelle» et «modification assistée» est plus floue.


Comment cette classification aide‑t‑elle à comprendre les enjeux ?

  • Cette distinction permet de mieux identifier l’origine des modifications génétiques et leurs implications biologiques ou agronomiques.

  • Elle éclaire aussi les politiques de régulation, car chaque type peut être soumis à des niveaux de contrôle différents selon la région ou le pays.

  • Enfin, pour le consommateur ou le citoyen, cela ouvre la voie à une information plus nuancée, plutôt que de parler «des OGM» comme d’un seul bloc.


 

  • Cis/intragénèse : modifications issues du même pool génétique, plutôt modérées dans l’«étrangeté» du gène introduit.

  • Transgénèse : insertion de gènes d’une espèce à une autre, qui suscite la majorité des débats publics.

  • Édition génomique / mutagenèse dirigée : modifications très ciblées, sans nécessairement insérer un gène étranger, mais avec des implications technologiques et éthiques nouvelles.

En connaissant ces trois grandes familles, on peut aborder les sujets des OGM avec plus de clarté, moins de simplisme, et mieux peser les avantages et inconvénients dans un contexte agricole, environnemental, économique ou sociétal.

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Questions fréquentes

Les OGM se divisent en trois catégories principales : les OGM cisgéniques ou intragéniques qui utilisent du matériel génétique issu de la même espèce ou d'une espèce proche, les OGM transgéniques qui intègrent des gènes provenant d'espèces différentes, et l'édition génomique ou mutagenèse dirigée qui modifie précisément le génome sans forcément insérer de gènes étrangers.

Un OGM cisgénique implique l'introduction ou la modification de gènes issus du même pool génétique, c'est-à-dire de la même espèce ou d'une espèce proche, tandis qu'un OGM transgénique intègre un gène provenant d'une espèce différente, souvent très éloignée, ce qui suscite plus de controverses.

L'édition génomique permet des modifications ciblées et précises du génome, telles que l'activation, la suppression ou la modification de gènes existants, sans nécessairement insérer de gènes étrangers. Cette approche est souvent plus rapide et considérée comme plus proche de processus naturels, bien qu'elle soulève aussi des questions éthiques et réglementaires.

Connaître les différents types d'OGM permet d'appréhender clairement l'origine des modifications génétiques, leurs impacts biologiques et agronomiques, ainsi que les niveaux de régulation qui varient selon la technique employée. Cela favorise une information plus nuancée et moins simpliste pour les consommateurs et citoyens.

Les OGM transgéniques soulèvent des inquiétudes sur la dissémination dans l'environnement, l'effet sur la biodiversité, la dépendance aux semences brevetées, l'apparition de résistances chez les ravageurs, ainsi que des questions de santé publique.


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