Quels sont les différents types de kystes ovariens ?
Par Léo Martinet
Publié le - mis à jour le
Sommaire
Un kyste ovarien, c’est une petite cavité — souvent remplie de liquide — qui se forme dans un ovaire ou à sa surface. C’est très fréquent : beaucoup de femmes en auront un ou plusieurs au cours de leur vie sans même s’en rendre compte. Mais tous les kystes ne se ressemblent pas : il existe plusieurs types, selon leur origine, leur contenu, leur évolution possible. Voici les grandes familles à connaître.
1. Les kystes fonctionnels — les plus fréquents
Ce sont les kystes liés au cycle menstruel. Ils sont très courants — environ 90 % des kystes ovariens chez les femmes en âge de procréer.
Ils sont généralement bénins, souvent indolores, et disparaissent spontanément en quelques semaines ou mois.
• Le kyste folliculaire
Il se forme quand un follicule (sac contenant l’ovule) ne libère pas l’ovule à l’ovulation, et continue de grossir jusqu’à devenir un kyste.
Résultat : une petite poche remplie de liquide. Souvent, il ne cause aucun symptôme. Parfois, il peut provoquer un léger inconfort ou une sensation de pesanteur.
• Le kyste du corps jaune (ou kyste lutéal)
Après l’ovulation, le follicule se transforme en “corps jaune” pour produire des hormones. Si ce “corps jaune” se remplit de liquide au lieu de se résorber, il peut former un kyste.
Il peut atteindre une taille modérée, parfois provoquer une gêne, une sensibilité pelvienne, voire des douleurs en cas de rupture ou d’hémorragie.
• Parfois : les kystes thécaux‑lutéaux
Moins fréquents, ces kystes apparaissent quand une stimulation hormonale excessive (par exemple liée à certaines hormones de grossesse ou à des traitements) provoque une prolifération des cellules de l’ovaire. Ce sont souvent des kystes multiples, parfois bilatéraux.
Ils peuvent être plus volumineux, mais le plus souvent — comme les autres kystes fonctionnels — ils disparaissent quand la stimulation hormonale diminue.
➤ En résumé : les kystes fonctionnels sont “ordinaires”, liés au cycle, bénins et souvent temporaires.
2. Les kystes organiques (ou non-fonctionnels) — plus variés et persistants
Quand le kyste n’a rien à voir avec le cycle menstruel, on parle de kystes “organiques” ou “pathologiques”. Ils sont moins fréquents que les fonctionnels, et parfois plus complexes.
Voici les principaux types :
• Le kyste dermoïde (ou tératome kystique)
C’est un cas particulier : ce kyste peut contenir des tissus différents — peau, cheveux, parfois même dents ou os — car il se forme à partir de cellules germinales.
Ces kystes évoluent lentement et sont en général bénins. Mais s’ils grossissent trop ou provoquent des symptômes (douleur, torsion, gêne), une chirurgie peut être envisagée.
• Le kyste endométriosique (souvent appelé “kyste d’endométriose”)
Il apparaît quand du tissu semblable à la muqueuse utérine (endomètre) se développe sur l’ovaire. Ce tissu saigne et forme un kyste — parfois surnommé “kyste chocolat” à cause de son contenu brunâtre.
Il peut provoquer des douleurs, des règles irrégulières, et parfois des conséquences sur la fertilité. Une surveillance ou un traitement peut être nécessaire selon les symptômes.
• Les cystadénomes (séreux ou mucineux)
Ce sont des kystes remplis de liquide (clair ou visqueux), avec une paroi fine ou cloisonnée. Selon leur taille et leur contenu, ils peuvent rester sans conséquence… ou, s’ils grossissent trop, poser des problèmes (pression sur les organes, gêne, risque de rupture).
Ils n’ont pas toujours de symptômes, mais exigent souvent un suivi régulier — voire une intervention — selon leur évolution.
• D’autres kystes plus rares ou complexes
Il existe également des cas plus rares : kystes multiloculaires, kystes avec contenu solide, ou même des kystes d’origine tumorale (bénignes ou — plus rarement — malignes).
Ces situations sont plus exceptionnelles, mais peuvent nécessiter un suivi approfondi, des examens supplémentaires, parfois un traitement.
3. Pourquoi les distinguer ?
Pour savoir si le kyste peut disparaître seul. Les kystes fonctionnels le font le plus souvent spontanément.
Pour adapter le suivi : surveillance régulière, échographie, ou, si besoin, intervention.
Pour repérer les signaux d’alerte : douleur, torsion, croissance rapide, gêne abdominale, etc.
Pour anticiper l’impact sur la santé ou la fertilité (notamment en cas d’endométriose ou de kystes complexes).
4. Ce qu’il faut retenir — en 5 points
La majorité des kystes ovariens sont fonctionnels, bénins et transitoires.
Quelques kystes sont organiques, variés, et parfois persistants.
Certains sont clairement inoffensifs, d’autres demandent suivi ou intervention selon leur taille, leur contenu ou vos symptômes.
Beaucoup de kystes sont silencieux — découverts par hasard lors d’un examen — et ne nécessitent rien.
En cas de douleur, gêne, menstruations irrégulières ou inquiétudes, il est important de consulter un médecin pour faire un bilan.
5. Confiance et vigilance : deux alliées
Comprendre les différents types de kystes ovariens, c’est avant tout lever le voile sur un sujet qui peut sembler inquiétant de prime abord. Mais l’essentiel est clair : la plupart sont bénins, souvent appelés à disparaître d’eux‑mêmes, et bien gérables.
Si vous êtes concernée — ou simplement curieuse — n’hésitez pas à en parler lors d’un prochain contrôle gynécologique. Une échographie simple permet souvent de faire la différence, de rassurer, ou d’entreprendre un suivi adapté.
Votre corps, votre confort, votre bien-être méritent qu’on les écoute. Et cette connaissance pourrait bien alléger un peu l’esprit.
Questions fréquentes
Les kystes ovariens se divisent principalement en deux catégories : les kystes fonctionnels, fréquents et liés au cycle menstruel, qui sont généralement bénins et transitoires, comme les kystes folliculaires et du corps jaune ; et les kystes organiques, moins courants, plus variés, persistants et parfois complexes, incluant le kyste dermoïde, l’endométriosique and les cystadénomes.
Le kyste fonctionnel est lié au cycle menstruel et disparaît souvent spontanément sans intervention. En revanche, les kystes organiques ne sont pas liés au cycle, peuvent persister, évoluer et nécessiter un suivi médical avec parfois une intervention selon leur taille, contenu ou symptômes associés.
Les signes d’alerte incluent des douleurs pelviennes, une sensation de gêne ou de pesanteur, des règles irrégulières, une croissance rapide du kyste, ou toute gêne abdominale inhabituelle. En présence de ces symptômes, il est important de consulter un professionnel de santé pour un diagnostic précis.
La surveillance permet de suivre l’évolution du kyste, d’identifier rapidement une croissance anormale, d’évaluer les risques de complications comme la torsion ou la rupture, et de déterminer si une intervention médicale est nécessaire pour préserver la santé et la fertilité.
Beaucoup de kystes ovariens sont découverts par hasard lors d’une échographie et n’entraînent pas de symptômes. Dans ce cas, un suivi simple avec des examens réguliers est souvent suffisant, sans traitement immédiat, afin de s’assurer que le kyste disparaît ou ne pose pas de problème.
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