Quel est le bon nombre d'oreillers pour un sommeil réparateur ?
Par Catherine Duchamps
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Le sommeil, c’est la base de notre énergie, de notre humeur, de notre santé. Et souvent, on néglige un détail : l’oreiller. Le bon oreiller fait partie des piliers d’un bon sommeil. Mais combien en faut‑il ? Un seul ? Deux ? Trois ? Ou zéro, selon les positions ? La réponse dépend beaucoup de votre position de sommeil, de votre corps, de vos besoins personnels. Voici comment déterminer ce qui vous convient — pour des nuits plus douces et réparatrices.
Pourquoi l’oreiller compte autant
Quand on dort, notre colonne vertébrale, notre nuque, nos épaules, nos hanches doivent rester dans un alignement confortable. L’oreiller joue un rôle clé dans cet équilibre :
Il soutient la tête, le cou, la nuque — pour éviter les tensions musculaires, les douleurs cervicales ou les raideurs au réveil.
Il permet de maintenir un bon alignement de la colonne vertébrale — ce qui réduit les maux de dos, les inconforts, et favorise un repos profond.
Il peut aussi offrir un confort psychologique : chaleur, sensation de cocon, sentiment de protection, surtout pour ceux qui aiment “s’emmitoufler” le soir.
Mais un mauvais oreiller — trop haut, trop plat, trop mou ou trop ferme — peut avoir l’effet inverse : nuque raide, réveils fréquents, sommeil haché, crispations.
Comment choisir le nombre d’oreillers selon votre position
Le “bon nombre” varie surtout selon la façon dont vous dormez. Voici quelques repères utiles :
Dormeur sur le dos
Si vous dormez sur le dos : un seul oreiller suffisant, de hauteur modérée, bien ferme mais léger, pour soutenir la nuque sans relever excessivement la tête. Trop d’oreillers = tête trop élevée = tensions dans le cou et le bas du dos.
Dormeur sur le côté
Pour dormir sur le côté, il faut que votre tête + cou forment une continuité avec le reste de la colonne. L’oreiller doit combler l’espace entre épaule et tête. Cela peut nécessiter un oreiller ferme et assez haut — parfois deux oreillers fins superposés si un seul ne suffit pas. Sinon, la colonne est désaxée et le cou subit.
Dormeur sur le ventre
Dormir sur le ventre est déjà délicat pour la colonne vertébrale. L’idéal : zéro ou très peu d’oreiller — par exemple un oreiller très plat — pour éviter de cambrer le cou et de forcer la rotation du rachis cervical.
Dormeur avec besoins particuliers (grossesse, douleurs lombaires, apnée, etc.)
Pour les femmes enceintes, un oreiller placé sous le ventre ou entre les genoux peut aider à soulager le dos — sans pour autant multiplier ceux sous la tête.
Pour les problèmes lombaires ou de respiration, un oreiller supplémentaire sous les genoux ou sous les jambes peut aider. Mais encore une fois, un seul oreiller sous la tête reste conseillé.
Oreillers supplémentaires — sont-ils vraiment utiles ?
On voit souvent deux ou trois oreillers sur un lit — pour faire joli, pour “faire coussin moelleux”, ou simplement par habitude. Mais ce luxe esthétique ne rime pas toujours avec confort réel.
Ajouter un oreiller “décoration” en plus de l’oreiller de sommeil ne pose pas problème — tant qu’on dort avec l’oreiller adapté pour la nuit. L’idée est d’éviter de dormir avec trop d’oreillers empilés sous la tête qui désalignent la colonne.
Ce qu’il faut retenir : la qualité et l’ajustement d’un bon oreiller de sommeil prime largement sur le nombre d’oreillers dans le lit.
Comment choisir un bon oreiller — critères essentiels
Quand vous cherchez un oreiller pour dormir vraiment bien, voici ce qu’il faut observer :
Hauteur / épaisseur adaptée à votre position de sommeil : ni trop haut, ni trop bas.
Fermeté ou soutien : assez ferme pour soutenir la nuque, mais pas trop dur pour ne pas créer de points de pression.
Matériau confortable et respirant : plume, mousse mémoire, latex, fibres naturelles — selon vos préférences et vos allergies.
Morphologie : largeur des épaules, tonus musculaire, santé du dos, etc. Ce n’est pas format “taille unique”.
Entretien possible : housse lavable, housse hypoallergénique, possibilité de l’aérer.
Un bon oreiller, bien choisi, peut faire la différence entre “dormir” et “vraiment se reposer”.
Quand l’oreiller ne suffit pas — quand repenser tout le lit
Si vous avez des douleurs malgré un bon oreiller, cela peut venir d’autre chose : matelas inadapté, mauvaise position, sommeil agité, stress, mauvaise literie. Dans ce cas, revoir la literie dans son ensemble — matelas, sommier, oreiller, literie — peut s’imposer.
Un oreiller impeccable sur un lit médiocre ne suffira pas à garantir un sommeil réparateur.
Ce qu’il faut retenir
Il n’y a pas de nombre universel d’oreillers — tout dépend de votre position de sommeil, de votre morphologie, et de vos besoins.
En général, un seul oreiller de qualité suffit quand il est bien choisi. Parfois deux peuvent être justifiés (position côté, confort additionnel). Dormir sur le ventre : très peu d’épaisseur.
La qualité de l’oreiller — soutien, hauteur, confort — prime sur la quantité.
Un bon oreiller bien ajusté améliore l’alignement de la colonne, réduit les douleurs, favorise un sommeil stable.
Si malgré tout vous avez mal au réveil : pensez aussi au matelas, à la posture, à l’environnement de sommeil.
Questions fréquentes
Le nombre d'oreillers idéal dépend de votre position de sommeil : un seul oreiller suffisant pour les dormeurs sur le dos, un ou deux oreillers pour ceux qui dorment sur le côté afin de bien aligner la tête et la colonne, et très peu ou pas d’oreiller pour les dormeurs sur le ventre pour éviter les tensions cervicales.
Un oreiller bien choisi soutient correctement la tête et la nuque, permettant un bon alignement de la colonne vertébrale, ce qui réduit les douleurs cervicales et dorsales, évite les raideurs, et favorise un sommeil profond et réparateur.
Pour un oreiller optimal, il faut considérer la hauteur adaptée à votre position de sommeil, la fermeté qui soutient sans créer de points de pression, les matériaux respirants comme la plume, la mousse mémoire ou le latex, ainsi que la morphologie individuelle et la facilité d'entretien.
Avoir plusieurs oreillers pour la décoration n’est pas un problème si l’oreiller utilisé pour dormir est adapté. Cependant, empiler plusieurs oreillers sous la tête peut désaligner la colonne vertébrale et nuire à la qualité du sommeil.
Si des douleurs persistent, il est important d’examiner l’ensemble de la literie et de la posture : matelas, sommier, environnement de sommeil et gestion du stress peuvent influencer la qualité du repos au-delà du seul oreiller.
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