Gonflement d’un ganglion : quand s'inquiéter ?
Par Léo Martinet
Publié le - mis à jour le
Sommaire
Un petit renflement sous la peau, souvent dans le cou, sous l’aisselle ou à l’aine... Le gonflement d’un ganglion est un phénomène fréquent, surtout en cas d’infection. Dans la majorité des cas, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Mais parfois, ce signal anodin peut cacher quelque chose de plus sérieux.
Alors, comment savoir si c’est bénin ou s’il faut consulter ? Découvrons ensemble les signes qui doivent alerter, et ceux qui ne doivent pas vous faire paniquer trop vite.
Qu’est-ce qu’un ganglion lymphatique ?
Les ganglions sont de petits filtres répartis dans tout le corps, qui jouent un rôle clé dans le système immunitaire. Ils attrapent les virus, bactéries ou cellules anormales pour les neutraliser. Lorsqu’ils sont sollicités, ils peuvent gonfler, devenir sensibles, voire légèrement douloureux.
On les retrouve notamment :
dans le cou (les plus souvent palpés),
sous les bras,
dans l’aine,
derrière les oreilles,
sous la mâchoire.
Quand le gonflement est bénin
Dans la majorité des cas, un ganglion gonflé est le signe que le corps réagit à une infection. Il peut être :
petit (moins de 2 cm),
doux ou un peu douloureux au toucher,
mobile sous la peau,
et disparaître en quelques jours à quelques semaines.
C’est le cas par exemple :
après un rhume ou une angine,
lors d’une infection dentaire,
après une plaie infectée,
pendant un épisode de fatigue ou de stress prolongé.
Dans ces situations, il suffit souvent d’attendre. Le ganglion se dégonfle spontanément une fois l’infection résolue.
Les signes qui doivent vous alerter
Il est important de consulter un professionnel de santé si vous remarquez l’un des signes suivants :
1. Le ganglion grossit rapidement ou reste gonflé plus de 3 semaines
Un ganglion qui grossit au fil des jours, sans amélioration, ou qui reste enflé sans raison apparente, mérite un bilan.
2. Il est dur, fixe ou indolore
Un ganglion dur comme une bille, immobile sous la peau, non douloureux, peut être plus suspect qu’un ganglion souple et douloureux.
3. Il s’accompagne d’autres symptômes
Soyez attentif si vous avez en plus :
de la fièvre prolongée,
une perte de poids inexpliquée,
une fatigue anormale,
des sueurs nocturnes importantes,
ou plusieurs ganglions gonflés dans différentes zones du corps.
4. Il est très volumineux (plus de 3 cm)
Un gros ganglion, visible même sans le palper, mérite toujours d’être montré à un médecin.
Quelles sont les causes possibles d’un ganglion inquiétant ?
Parfois, un ganglion peut signaler :
une infection plus sérieuse (mononucléose, tuberculose…),
une maladie auto-immune (comme le lupus),
ou, plus rarement, une maladie plus grave comme un lymphome ou un cancer métastatique.
Mais attention : ces cas sont rares et nécessitent des examens complémentaires avant de poser un diagnostic. Ne tirez pas de conclusions hâtives : seul un professionnel peut évaluer la situation correctement.
Que va faire le médecin ?
Il commencera par palper le ganglion, poser des questions sur vos symptômes, vos antécédents, et vos récentes infections.
Selon les cas, il pourra prescrire :
une prise de sang pour vérifier la présence d’une infection ou d’un marqueur inflammatoire,
une échographie du ganglion,
voire une biopsie si le gonflement persiste ou si le doute est important.
Faites confiance à votre corps… mais restez attentif
Un ganglion qui gonfle, c’est souvent le signe que votre corps fait son travail pour vous défendre. Mais si la situation dure, si elle s’accompagne d’autres signes inhabituels ou si vous êtes inquiet, n’attendez pas pour consulter.
L’important, c’est de ne pas paniquer, mais aussi de ne pas ignorer un symptôme persistant.
Questions fréquentes
Les ganglions lymphatiques sont de petits filtres situés dans tout le corps qui participent au système immunitaire en capturant et neutralisant virus, bactéries et cellules anormales pour protéger l'organisme.
Un ganglion gonflé est souvent bénin s'il est petit (moins de 2 cm), doux, mobile, parfois douloureux, et disparaît spontanément en quelques jours à semaines, notamment après un rhume, une infection dentaire ou un épisode de stress.
Il est recommandé de consulter si le ganglion grossit rapidement ou reste enflé plus de 3 semaines, est dur, fixe, indolore, très volumineux (plus de 3 cm), ou s'accompagne de symptômes comme fièvre prolongée, perte de poids inexpliquée, fatigue anormale ou sueurs nocturnes.
Un ganglion suspect peut être lié à une infection plus grave (comme la mononucléose ou la tuberculose), une maladie auto-immune (comme le lupus), ou plus rarement à un lymphome ou un cancer métastatique, mais seul un examen médical permet d'en établir la cause.
Le médecin commencera par examiner et palper le ganglion, posera des questions sur les symptômes et antécédents, puis pourra prescrire des examens complémentaires tels qu'une prise de sang, une échographie ou une biopsie selon la situation.
Donnez-nous votre avis !
Envoyer mon avisMerci pour votre retour.


