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Perte de poids : une étude révèle que l’alimentation serait bien plus déterminante que l’exercice

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Top 5 des mythes sur la perte de poids déboulonnés

Pendant longtemps, le message a été simple : pour éviter la prise de poids, il faut bouger davantage. Marche, course à pied, vélo, natation ou salle de sport sont souvent présentés comme les meilleures armes contre les kilos en trop. Pourtant, une vaste étude internationale vient remettre en question cette idée largement répandue.

Selon les chercheurs, l’alimentation jouerait un rôle beaucoup plus important que l’activité physique dans le développement du surpoids et de l’obésité. Autrement dit, même si le sport reste essentiel pour la santé, ce que nous mangeons chaque jour aurait un impact bien plus déterminant sur la balance.

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Une idée reçue qui a la vie dure

Face à l’augmentation constante du surpoids dans de nombreux pays, beaucoup pensent que la principale cause est la sédentarité. Il est vrai que nos modes de vie ont évolué : davantage de temps passé assis, plus d’écrans, moins d’efforts physiques dans le quotidien.

Cependant, les scientifiques s’interrogent depuis plusieurs années sur le véritable poids de l’activité physique dans l’épidémie mondiale d’obésité. Le manque de mouvement suffit-il réellement à expliquer l’augmentation spectaculaire du nombre de personnes en surpoids ?

Pour répondre à cette question, des chercheurs ont analysé les habitudes de vie de milliers d'individus issus de populations très différentes à travers le monde.

Une étude menée auprès de plus de 4 000 adultes

Les chercheurs ont étudié les données de 4 213 adultes provenant de 34 populations réparties sur six continents. Les participants présentaient des profils très variés : certains vivaient dans des sociétés industrialisées, tandis que d’autres appartenaient à des communautés conservant des modes de vie plus traditionnels.

Les scientifiques ont mesuré plusieurs indicateurs importants, notamment :

  • l’indice de masse corporelle (IMC) ;
  • le pourcentage de masse grasse ;
  • la dépense énergétique quotidienne ;
  • le niveau global d’activité physique.

L’objectif était de comprendre si les différences de poids observées entre les populations pouvaient être expliquées principalement par le nombre de calories dépensées chaque jour.

Les habitants des pays riches ne dépensent pas forcément moins d’énergie

Les résultats ont surpris les chercheurs.

Contrairement à ce que beaucoup imaginent, les habitants des pays industrialisés ne brûlent pas systématiquement moins de calories que ceux vivant dans des sociétés plus traditionnelles. Dans certains cas, leur dépense énergétique quotidienne était même comparable.

Pourtant, ces mêmes populations présentaient davantage de masse grasse et des taux d’obésité nettement plus élevés.

Cette observation suggère que le problème ne se situe pas uniquement dans le manque d’activité physique.

Ce que nous mangeons pèserait beaucoup plus lourd dans la balance

Selon les conclusions de l’étude, l’excès de calories consommées expliquerait une part bien plus importante de la prise de poids que le déficit d’activité physique.

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Les chercheurs estiment même que l’alimentation pourrait avoir un impact environ dix fois supérieur à celui du manque d’exercice dans le développement de l’obésité.

Cette conclusion ne signifie pas que le sport ne sert à rien. Elle indique simplement que lorsque l’objectif est de contrôler son poids, les apports alimentaires semblent jouer un rôle majeur.

Les aliments ultra-transformés particulièrement concernés

Pour expliquer cette situation, les scientifiques pointent du doigt l’environnement alimentaire moderne.

Dans de nombreux pays développés, les aliments ultra-transformés occupent une place importante dans les habitudes de consommation. Ces produits sont souvent :

  • riches en sucres ;
  • riches en matières grasses ;
  • très caloriques ;
  • pauvres en fibres ;
  • faciles à consommer en grande quantité.

Sodas, biscuits industriels, viennoiseries, plats préparés, snacks salés ou encore confiseries apportent parfois beaucoup de calories sans procurer une sensation durable de satiété.

Résultat : il devient facile de dépasser ses besoins énergétiques quotidiens sans en avoir réellement conscience.

Pourquoi le sport ne suffit pas toujours à faire maigrir

De nombreuses personnes ont déjà vécu cette situation frustrante : elles augmentent leur activité physique mais constatent peu de changements sur la balance.

Plusieurs mécanismes peuvent expliquer ce phénomène.

D’abord, les calories dépensées lors d’une séance de sport sont parfois moins importantes qu’on ne l’imagine. Une collation ou une boisson sucrée consommée après l’effort peut rapidement compenser l’énergie brûlée.

Ensuite, l’activité physique peut stimuler l’appétit chez certaines personnes, les conduisant à manger davantage au cours de la journée.

Enfin, l’organisme possède une remarquable capacité d’adaptation. Lorsqu’il dépense plus d’énergie à travers l’exercice, il peut parfois réduire certaines autres dépenses énergétiques afin de préserver son équilibre.

Le sport reste pourtant indispensable

Si cette étude met l’accent sur l’importance de l’alimentation, elle ne remet absolument pas en cause les bienfaits de l’activité physique.

Le sport contribue à :

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  • protéger le cœur ;
  • améliorer la circulation sanguine ;
  • préserver la masse musculaire ;
  • renforcer les os ;
  • réduire le risque de diabète ;
  • améliorer la qualité du sommeil ;
  • diminuer le stress et l’anxiété ;
  • favoriser le bien-être psychologique.

L’objectif n’est donc pas d’opposer alimentation et activité physique, mais de comprendre que les deux jouent des rôles différents.

Pour perdre du poids ou éviter d’en prendre, l’alimentation semble être le facteur principal. Pour rester en bonne santé sur le long terme, l’activité physique demeure essentielle.

Une nouvelle approche de la lutte contre l’obésité

Ces résultats pourraient influencer les stratégies de santé publique dans les années à venir.

Les chercheurs estiment qu’il est nécessaire de porter davantage d’attention à l’environnement alimentaire, notamment en facilitant l’accès aux aliments peu transformés et en limitant l’omniprésence des produits très caloriques.

L’enjeu dépasse les simples choix individuels. Il concerne également l’offre alimentaire disponible, les habitudes de consommation et les politiques de prévention.

Ce qu’il faut retenir

Cette étude apporte un éclairage nouveau sur les causes de l’obésité. Elle suggère que le contenu de notre assiette pourrait avoir un impact bien plus important sur notre poids que le nombre d’heures passées à faire du sport.

Bouger reste indispensable pour la santé, mais lorsqu’il s’agit de contrôler son poids, l’alimentation apparaît comme le levier le plus puissant. En d’autres termes, courir plusieurs kilomètres ne compense pas toujours une alimentation trop riche ou trop transformée.

Pour préserver sa santé et maintenir un poids équilibré, l’idéal reste donc d’associer une activité physique régulière à une alimentation variée, équilibrée et composée autant que possible d’aliments peu transformés.

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Questions fréquentes

Selon une étude internationale, ce que nous mangeons a un impact beaucoup plus important sur la prise de poids que l'activité physique. L'excès de calories, notamment provenant d'aliments ultra-transformés riches en sucres et en graisses, contribue largement au surpoids, bien plus que le manque d'exercice.

Pas nécessairement. L'étude montre que les populations des pays industrialisés ne dépensent pas toujours moins de calories que celles des sociétés traditionnelles, mais elles ont souvent une masse grasse plus élevée, indiquant que l'alimentation joue un rôle majeur dans l'obésité.

Faire du sport augmente la dépense énergétique, mais cela peut aussi stimuler l'appétit et entraîner une consommation accrue de calories, compensant ainsi l'énergie dépensée. De plus, l'organisme peut adapter ses dépenses énergétiques. C'est pourquoi l'activité physique seule ne garantit pas la perte de poids si l'alimentation n'est pas maîtrisée.

Le sport est essentiel pour protéger le cœur, améliorer la circulation sanguine, renforcer les muscles et les os, réduire le risque de diabète, améliorer la qualité du sommeil et diminuer le stress. Ainsi, même si l'alimentation est prioritaire pour contrôler le poids, l'exercice reste indispensable pour une bonne santé globale.

Pour perdre du poids durablement, il est conseillé de privilégier une alimentation saine, équilibrée et composée d'aliments peu transformés tout en pratiquant régulièrement une activité physique. Cette combinaison optimise la gestion du poids et favorise un bien-être durable.

Les informations diffusées sur les articles, notamment celles relatives à la santé, au bien-être ou à la nutrition, sont fournies à titre indicatif et ne constituent en aucun cas un diagnostic, un traitement ou une prescription médicale. L'utilisateur est invité à consulter un médecin ou un professionnel de santé qualifié pour toute question relative à son état de santé.

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