“Le goûter, c’est juste pour les enfants” – FAUX
Ce n’est pas parce qu’on a passé l’âge des tartines chocolatées qu’on doit bannir le goûter ! Ce petit repas, pris en milieu ou fin d’après-midi, peut être utile à tout âge. Il permet de combler un creux, d’éviter de grignoter n’importe quoi avant le dîner, et même de mieux gérer sa faim sur la journée.
Chez les adultes comme chez les enfants, un goûter bien pensé peut stabiliser l’énergie, calmer la faim et prévenir les fringales de fin de journée.
“Goûter = grignotage” – FAUX
Grignoter, c’est manger sans faim, souvent debout, sans attention, en piochant des aliments peu nutritifs (biscuits, bonbons, chips). Goûter, c’est prendre un vrai moment, avec de vrais aliments, pour répondre à une faim physiologique.
Tout est une question de structure : un fruit, un produit céréalier, un laitage ou une boisson… et vous avez un goûter équilibré. Ce n’est pas du grignotage, c’est une collation intelligente.
“Le goûter fait grossir” – FAUX… si on le choisit bien
Un goûter pris calmement, composé d’aliments rassasiants, permet souvent d’éviter les excès lors du dîner. Il peut même vous aider à mieux répartir les apports caloriques sur la journée, surtout si vous avez un long laps de temps entre déjeuner et dîner.
Ce qui pose problème, c’est quand le goûter se transforme en séance sucrée XXL : brioche industrielle, soda, bonbons et biscuits en rafale. Là oui, les calories s’additionnent vite. Mais un goûter sain ? Il peut totalement s’inscrire dans un équilibre alimentaire.
“Un goûter équilibré doit contenir un produit laitier, un fruit et un féculent” – VRAI (mais pas obligatoire)
C’est une base classique pour les enfants, mais elle convient aussi aux adultes. Le fruit apporte fibres et vitamines, le produit laitier (ou son équivalent végétal enrichi en calcium) offre des protéines, et le féculent (pain, céréales, biscuits maison) donne de l’énergie.
Mais ce n’est pas une obligation stricte. Un yaourt et une poignée d’oléagineux, une banane avec une cuillère de purée d’amande, un morceau de pain complet avec du chocolat noir… chaque goûter peut être équilibré à sa façon. L’essentiel, c’est qu’il soit rassasiant et adapté à votre faim.
“Si je veux perdre du poids, je dois supprimer le goûter” – FAUX (souvent)
Supprimer le goûter sans revoir le reste de la journée, c’est souvent une fausse bonne idée. Résultat : vous arrivez au dîner affamé, vous mangez plus vite, en plus grande quantité… et vous vous en voulez.
Mieux vaut prévoir une collation légère, riche en fibres et protéines, pour tenir sans frustration. Une pomme et quelques amandes, un yaourt nature avec un peu de muesli, une tranche de pain avec un carré de chocolat… Des petits plaisirs qui aident à rester dans le bon rythme.
“Il vaut mieux éviter le sucre au goûter” – FAUX (si c’est maîtrisé)
Un peu de sucre, surtout s’il est consommé avec d’autres nutriments (fibres, graisses, protéines), n’est pas un problème. Ce qui compte, c’est la fréquence, la qualité, et la quantité.
Un fruit, une compote sans sucre ajouté, un carré de chocolat noir, un gâteau maison avec peu de sucre… ce sont des sources de glucides intéressantes. Ce qu’on cherche à limiter, ce sont les produits très transformés, ultra-sucrés, pauvres en nutriments et riches en graisses de mauvaise qualité.
“Le goûter peut aider à mieux gérer ses émotions” – VRAI (avec conscience)
Parfois, on prend un goûter non pas parce qu’on a faim, mais parce qu’on est stressé, fatigué ou qu’on a besoin de réconfort. Et c’est humain. Le tout, c’est d’en avoir conscience. Se faire un vrai goûter plaisir peut être une bonne réponse si on le fait avec attention et sans culpabilité.
Manger un carré de chocolat, une tartine ou une part de gâteau avec plaisir, assis, en savourant… c’est bien plus satisfaisant qu’un paquet de biscuits avalé machinalement devant l’ordi.
“Pas le temps de goûter, donc pas besoin” – FAUX (ou à nuancer)
Le goûter n’est pas forcément un grand moment qui prend du temps. Il peut être rapide, mais structuré. Une poignée de fruits secs, un fruit, une boisson chaude… 5 minutes suffisent. Et c’est souvent plus efficace que d’arriver affamé le soir.
Écoutez votre corps : si vous sentez la faim pointer vers 16–17h, n’attendez pas d’être au bord de la crise. Offrez-lui une vraie pause. C’est ça aussi, prendre soin de soi.
Le goûter, un allié au quotidien
Alors, verdict ? Le goûter est loin d’être un “piège à calories” ou une habitude d’enfant à abandonner en grandissant. Bien pensé, il peut au contraire soutenir votre énergie, réguler votre appétit, et même vous aider à mieux manger tout au long de la journée.
Le secret, comme toujours, c’est l’équilibre, l’écoute de soi, et un peu d’organisation.
Alors, demain à 16h, on s’accorde une pause ? Vous la méritez.