Tout savoir sur les fractures de fatigue
Par Léo Martinet
Publié le - mis à jour le
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Vous ressentez une douleur persistante au pied ou à la jambe après un effort physique ? Et si c’était une fracture de fatigue ? Souvent silencieuse au départ, cette blessure est pourtant à prendre très au sérieux. On vous explique tout ce qu’il faut savoir sur ce type de fracture encore trop méconnu.
Qu’est-ce qu’une fracture de fatigue ?
Contrairement à une fracture classique due à un choc brutal, la fracture de fatigue résulte d’un stress mécanique répété sur un os. Elle survient souvent chez les sportifs, les militaires ou toute personne soumise à des efforts physiques prolongés, parfois même chez des débutants qui augmentent trop rapidement l’intensité de leur activité.
C’est en quelque sorte un "épuisement" de l’os. Il se fissure progressivement sans cassure nette, ce qui rend le diagnostic parfois difficile au début.
Qui est concerné ?
Tout le monde peut en être victime, mais certains profils sont plus à risque :
Les sportifs : coureurs à pied, danseurs, gymnastes…
Les personnes augmentant brutalement leur activité physique
Les femmes, notamment en cas de trouble hormonal ou de déficit en calcium
Les adolescents en pleine croissance
Les militaires, souvent soumis à des marches intensives
Les symptômes à surveiller
Les fractures de fatigue se manifestent généralement de manière progressive :
Douleur localisée à l’effort, qui disparaît au repos
Apparition d’un gonflement léger ou d’une sensibilité au toucher
Douleur qui devient permanente si rien n’est fait
Le plus souvent, elles concernent les os porteurs : tibia, péroné, métatarsiens du pied, fémur ou bassin.
Comment poser le diagnostic ?
Le diagnostic repose sur un bon interrogatoire et des examens d’imagerie. La radiographie classique ne montre pas toujours la fracture au début. Une IRM ou une scintigraphie osseuse peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic.
Quel traitement ?
Le maître mot, c’est le repos ! Une fracture de fatigue nécessite généralement :
L’arrêt total de l’activité responsable
Le port éventuel d’une botte de décharge ou de béquilles
Des séances de kinésithérapie en cas de besoin
Une reprise progressive et encadrée de l’activité physique
La guérison prend généralement entre 4 à 8 semaines, parfois plus selon la localisation.
Prévenir plutôt que guérir
Bonne nouvelle : les fractures de fatigue sont évitables. Voici quelques conseils simples à appliquer :
Évitez d’augmenter trop vite l’intensité ou la durée de votre activité
Variez les entraînements (natation, vélo, renforcement musculaire…)
Portez des chaussures adaptées à votre activité
Assurez-vous d’un bon apport en calcium et en vitamine D
Écoutez votre corps : une douleur persistante n’est jamais normale
La fracture de fatigue est une blessure sournoise, souvent négligée, mais qui peut avoir des conséquences importantes si elle n’est pas prise en charge. Que vous soyez sportif amateur ou aguerri, la clé réside dans la prévention et l’écoute de vos sensations. En cas de doute, n’attendez pas : consultez pour éviter que la petite fissure ne se transforme en vraie fracture.
Questions fréquentes
Une fracture de fatigue est une fissure osseuse causée par un stress mécanique répété, contrairement à une fracture classique due à un choc. Elle résulte de microtraumatismes accumulés lors d'efforts physiques prolongés ou intensifs, provoquant un affaiblissement progressif de l'os.
Les personnes les plus concernées sont les sportifs comme les coureurs et gymnastes, les militaires soumis à de longues marches, les adolescents en croissance, ainsi que les femmes en cas de troubles hormonaux ou de déficit en calcium. Toute personne augmentant trop rapidement son activité physique est également à risque.
Les symptômes incluent une douleur localisée à l'effort qui disparaît au repos, un gonflement modéré ou une sensibilité au toucher. Si elle n'est pas prise en charge, la douleur peut devenir permanente. Ces fractures touchent souvent les os porteurs tels que le tibia, le péroné ou le fémur.
Le diagnostic repose sur un interrogatoire précis et des examens d'imagerie adaptés. La radiographie standard peut ne pas révéler la fracture au début, il est donc fréquent de recourir à une IRM ou une scintigraphie osseuse pour confirmer la présence d'une fracture de fatigue.
Le traitement principal est le repos complet de l'activité responsable, parfois accompagné du port d'une botte de décharge ou l'usage de béquilles. La kinésithérapie peut être utile pour la rééducation. Pour prévenir les fractures de fatigue, il est conseillé d'éviter une augmentation trop rapide de l'effort, de varier les activités physiques, de porter des chaussures adaptées et d'assurer un bon apport en calcium et vitamine D.
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