10 choses que vous ne savez pas sur le gras et le tissu adipeux
Par Béatrice Langevin
Publié le
Sommaire
- 1. Le gras est un organe à part entière
- 2. Il existe plusieurs types de gras
- 3. Le gras protège vos organes
- 4. Le gras est indispensable aux hormones
- 5. Tout le gras abdominal n’est pas identique
- 6. On ne peut pas cibler la perte de gras
- 7. Le gras communique avec le cerveau
- 8. Trop peu de gras peut être problématique
- 9. Le gras peut évoluer
- 10. Le gras n’est pas le seul responsable de la prise de poids
Le gras : ennemi juré ou allié insoupçonné ? Le gras a longtemps été diabolisé. Responsable présumé de tous les maux, associé à la prise de poids et aux maladies métaboliques, il est pourtant bien plus complexe qu’on ne l’imagine. Le tissu adipeux, qui stocke les graisses dans notre corps, joue des rôles essentiels pour la santé. Voici 10 choses surprenantes que vous ignorez peut-être sur le gras.
1. Le gras est un organe à part entière
Le tissu adipeux n’est pas un simple “stockage” passif de calories. Il est considéré comme un véritable organe endocrinien, capable de produire des hormones et d’envoyer des signaux au reste du corps. Il participe notamment à la régulation de l’appétit, du métabolisme et de l’inflammation.
2. Il existe plusieurs types de gras
On distingue principalement le tissu adipeux blanc, qui stocke l’énergie, et le tissu adipeux brun, qui brûle des calories pour produire de la chaleur. Le gras brun est particulièrement actif chez les nourrissons, mais il est aussi présent chez l’adulte.
3. Le gras protège vos organes
La graisse corporelle joue un rôle protecteur. Elle amortit les chocs autour des organes vitaux et contribue à maintenir la température corporelle. Sans un minimum de masse grasse, le corps ne pourrait pas fonctionner correctement.
4. Le gras est indispensable aux hormones
Certaines hormones, notamment les hormones sexuelles, dépendent d’un niveau minimal de masse grasse. Un taux trop faible peut entraîner des troubles hormonaux, des cycles irréguliers chez la femme ou une baisse d’énergie.
5. Tout le gras abdominal n’est pas identique
La graisse située sous la peau (graisse sous-cutanée) est différente de la graisse profonde autour des organes (graisse viscérale). Cette dernière est plus associée aux risques métaboliques. La localisation du gras compte autant que sa quantité.
6. On ne peut pas cibler la perte de gras
Malgré les promesses marketing, il est impossible de “faire fondre” une zone précise du corps. La perte de graisse se fait de manière globale, selon des facteurs génétiques, hormonaux et métaboliques propres à chacun.
7. Le gras communique avec le cerveau
Le tissu adipeux sécrète notamment la leptine, une hormone qui informe le cerveau des réserves énergétiques disponibles. Ce mécanisme participe à la régulation de la faim et de la satiété.
8. Trop peu de gras peut être problématique
Un pourcentage de masse grasse trop bas peut fragiliser l’organisme, diminuer l’immunité et perturber le métabolisme. Le corps a besoin d’un certain équilibre pour fonctionner de façon optimale.
9. Le gras peut évoluer
Les cellules graisseuses peuvent grossir, mais aussi se multiplier. En revanche, une fois créées, elles ne disparaissent pas totalement : elles peuvent simplement réduire de volume lors d’une perte de poids.
10. Le gras n’est pas le seul responsable de la prise de poids
La prise de poids est multifactorielle : alimentation, sédentarité, stress, sommeil, hormones… Le tissu adipeux est une conséquence d’un déséquilibre énergétique, mais il ne résume pas à lui seul la complexité du métabolisme humain.
Le gras et le tissu adipeux ne sont pas de simples “réserves à éliminer”. Ils jouent des rôles essentiels dans la régulation hormonale, la protection des organes et l’équilibre énergétique. Plutôt que de diaboliser le gras, il est plus juste de viser un équilibre durable, en adoptant une alimentation variée, une activité physique régulière et une approche bienveillante envers son corps.
Questions fréquentes
Le tissu adipeux est un véritable organe endocrinien qui ne sert pas seulement à stocker de l'énergie. Il produit des hormones et envoie des signaux au corps pour réguler l'appétit, le métabolisme et les processus inflammatoires.
Il existe principalement deux types de tissu adipeux : le tissu adipeux blanc, qui stocke l'énergie, et le tissu adipeux brun, qui brûle des calories pour produire de la chaleur. Le gras brun est plus actif chez les nourrissons mais reste présent chez l'adulte.
Un taux minimal de masse grasse est essentiel car il soutient la production d'hormones, notamment sexuelles, protège les organes en amortissant les chocs et contribue à la régulation thermique. Un taux trop bas peut entraîner des troubles hormonaux et une baisse d'énergie.
Non, il est impossible de réduire la graisse uniquement dans une zone précise. La perte de masse grasse se fait globalement, influencée par des facteurs génétiques, hormonaux et métaboliques propres à chaque individu.
Le tissu adipeux sécrète des hormones comme la leptine, qui informe le cerveau des réserves énergétiques disponibles, jouant ainsi un rôle clé dans la gestion de la faim et de la satiété pour maintenir un équilibre énergétique.
Donnez-nous votre avis !
Envoyer mon avisMerci pour votre retour.


