Formats maxi et familiaux, l’association Foodwatch alerte les consommateurs sur ces fausses bonnes affaires
Par Eva Yoro
Publié le - mis à jour le
Dans un communiqué dévoilé mercredi 26 avril, l’association Foodwatch met en garde les consommateurs au sujet des prétendues “bonnes affaires” des produits proposés en formats familiaux.
En cette période d’inflation, les supermarchés n’hésitent pas à avoir recours à des techniques peu honnêtes pour faire gonfler les prix de leurs produits. En septembre 2022, l’association Foodwatch, qui milite pour la transparence dans l’agro-alimentaire et dans le secteur de la distribution, avait déjà invité les consommateurs à être vigilants face à la “shrinklation”, cette pratique qui consiste à réduire la quantité d’un produit dans un emballage semblable, de façon à ce que le consommateur ne se rende pas compte qu’il paie le même prix… pour une quantité moindre.
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Mercredi 26 avril, l’organisation a une nouvelle fois pointé du doigt une pratique utilisée par les industriels pour tirer profit d’un produit prétendument “attractif”. C’est le cas de ces articles vendus en format “maxi”, en lots ou en format familial qui sont en réalité plus chers au kilo ou au litre qu'en format standard. “Avec l’inflation galopante, de nombreux consommateurs et consommatrices souhaitant faire des économies se tournent vers ce qu’ils pensent être de bonnes affaires”, explique Foodwatch.
Des prix au kilo ou au litre en hausse pour des formats maxi
C’est après les plaintes répétées de plusieurs consommateurs, “agacés de trouver encore et toujours cette pratique dans les supermarchés”, que l’organisme s’est intéressé aux “drives et [aux] rayons des principales chaînes de la grande distribution”. Résultat, elle a listé une douzaine de produits concernés par cette pratique frauduleuse. L’association cite, par exemple, les gnocchis à poêler de Lustucru, qui prennent 7% dans le Carrefour de Vannes lorsqu'elles sont vendues dans un paquet de 500 grammes au lieu des 300 classiques. Même procédé pour la bûche de chèvre Président dont le prix au kilo augmente de 5,5% lorsqu’elle est proposée en format maxi chez l’Hyper U de Saint-Avé, dans le Morbihan.
Evidemment, il s’agit d’une liste non exhaustive et il est important de rappeler que le prix d’un même produit varie selon le magasin qui le vend. Par ailleurs, ce prix peut subir quelques fluctuations, surtout en cette période où l’économie est particulièrement volatile. Toutefois, l’association Foodwatch estime que “chaque centime de plus payé au kilo ou au litre sur un format spécial est un centime de trop”. Sur le plateau de France 2, Dominique Schelcher, président de Système U, a été interrogé sur ce procédé qui semble se normaliser. Selon lui, “ce ne sont pas des arnaques mais plutôt des erreurs” et il n’hésite pas à s'attaquer plutôt aux techniques d’investigation utilisées par Foodwatch. Il considère en effet que “mettre au pilori une enseigne car on a repéré un produit à l’autre bout de la France, c’est une méthode particulière”.
Attention donc !
Questions fréquentes
La 'shrinklation' est une pratique où la quantité d'un produit est réduite dans un emballage similaire, sans baisse de prix, ce qui fait payer le même prix pour moins de produit. Foodwatch met en garde les consommateurs contre cette technique utilisée en période d'inflation.
Foodwatch a révélé que certains formats 'maxi' ou familiaux, supposés être des bonnes affaires, sont parfois plus chers au kilo ou au litre que les formats standards, ce qui entraîne un surcoût pour le consommateur malgré l'effet de volume apparent.
Parmi les produits cités, les gnocchis à poêler de Lustucru vendus en paquet de 500 grammes ou la bûche de chèvre Président en format maxi ont montré une augmentation du prix au kilo allant de 5,5% à 7% selon les enseignes.
Les prix au kilo ou au litre d'un même produit peuvent varier d'un magasin à l'autre et subir des fluctuations, particulièrement en période d'économie instable. Foodwatch souligne qu’une hausse, même minime, sur des formats spéciaux est injustifiée.
Le président de Système U estime que ces écarts ne sont pas des arnaques mais plutôt des erreurs et critique les méthodes de Foodwatch, notamment la focalisation sur des cas isolés loin du siège de l'enseigne pour lancer des accusations généralisées.
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