Intolérance à l’histamine : quels aliments éviter ?
Par Catherine Duchamps
Publié le - mis à jour le
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L’intolérance à l’histamine est une affection encore peu connue, souvent confondue avec des allergies ou des troubles digestifs. Elle survient lorsque le corps ne parvient pas à dégrader correctement l’histamine présente dans certains aliments, en raison d’un déficit en DAO, une enzyme digestive clé. Résultat : l’accumulation de cette substance provoque divers symptômes tels que maux de tête, troubles digestifs, éruptions cutanées ou palpitations. Adapter son alimentation est essentiel pour mieux vivre avec cette intolérance. Mais quels sont les aliments à éviter ? Voici un guide pratique pour y voir plus clair.
Les aliments riches en histamine à éviter
Les produits fermentés
Les aliments fermentés sont parmi les plus concentrés en histamine. Cela inclut les fromages affinés (roquefort, camembert, parmesan), la choucroute, le vinaigre, la sauce soja, les produits lactofermentés ou encore le kombucha. Ces produits, bien que sains pour la plupart, sont problématiques en cas d’intolérance.
Les charcuteries et viandes transformées
Le jambon, les saucisses, les rillettes et autres produits carnés transformés contiennent souvent de grandes quantités d’histamine, surtout s’ils sont fumés, marinés ou vieillis. Il est préférable d’opter pour des viandes fraîches, cuites immédiatement après achat.
Les poissons mal conservés
Le poisson est très sensible à la dégradation. Plus il est conservé longtemps, plus il produit de l’histamine. Les poissons à éviter sont notamment le thon, le maquereau, la sardine ou l’anchois. Préfère les poissons très frais et évite les conserves ou poissons fumés.
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Les boissons à limiter
L’alcool et surtout le vin rouge
Le vin, surtout rouge, est riche en histamine. De plus, l’alcool inhibe l’enzyme DAO, rendant le corps encore plus sensible. C’est pourquoi de nombreuses personnes intolérantes à l’histamine ressentent des symptômes après un seul verre de vin ou de bière.
Le café et les boissons énergisantes
Certaines boissons comme le café, le thé noir ou vert très fort, ainsi que les boissons énergisantes peuvent également interférer avec la dégradation de l’histamine. Il est conseillé de les limiter, voire de les supprimer temporairement lors des périodes de crise.
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Les légumes et fruits à surveiller
Les tomates, les épinards et les aubergines
Bien que sains, certains légumes favorisent la libération d’histamine dans l’organisme. C’est le cas des tomates, des épinards, des aubergines ou encore de l’avocat. Ils sont à limiter chez les personnes sensibles.
Les agrumes et fruits mûrs
Les agrumes (orange, citron, pamplemousse) peuvent stimuler la libération d’histamine. De même, les fruits trop mûrs ou les bananes, fraises et framboises peuvent poser problème. Privilégie les fruits frais et peu acides comme la pomme ou la poire.
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Les additifs et conservateurs à éviter
Les sulfites et les glutamates
Certains additifs présents dans les produits industriels, comme les sulfites, les nitrites ou le glutamate monosodique, sont connus pour provoquer ou aggraver les réactions liées à l’histamine. Lire attentivement les étiquettes est donc essentiel.
Les aliments en conserve
Les conserves, qu’elles soient de légumes, de poissons ou de viandes, contiennent souvent plus d’histamine que les produits frais. La mise en boîte favorise la libération de cette molécule au fil du temps.
L’intolérance à l’histamine impose une vigilance particulière sur l’alimentation. Éviter les aliments riches en histamine ou ceux qui en favorisent la libération est une première étape essentielle pour soulager les symptômes. Une approche personnalisée, guidée par un professionnel de santé, permet d’identifier les déclencheurs spécifiques et d’adapter son régime alimentaire en conséquence. Avec un peu de rigueur et de patience, il est tout à fait possible de retrouver un confort de vie au quotidien.
Questions fréquentes
Les aliments fermentés comme les fromages affinés (roquefort, camembert, parmesan), la choucroute, le vinaigre, la sauce soja, les produits lactofermentés et le kombucha contiennent beaucoup d'histamine. Il faut aussi éviter les charcuteries et viandes transformées, surtout fumées ou marinées, ainsi que les poissons mal conservés tels que le thon, le maquereau, la sardine et l'anchois.
Certains légumes comme les tomates, épinards, aubergines et avocat peuvent favoriser la libération d'histamine. Côté fruits, les agrumes (orange, citron, pamplemousse), les fruits trop mûrs ainsi que les bananes, fraises et framboises sont à limiter. Privilégiez plutôt des fruits frais et peu acides comme la pomme ou la poire.
L'alcool, particulièrement le vin rouge, est riche en histamine et bloque l'enzyme DAO responsable de sa dégradation, ce qui accentue les symptômes. Le café, le thé très fort et les boissons énergisantes peuvent aussi perturber cette dégradation. Il est conseillé de limiter voire éviter ces boissons lors des crises.
Les additifs comme les sulfites, nitrites et le glutamate monosodique, souvent présents dans les produits industriels, peuvent déclencher ou aggraver les réactions à l'histamine. De plus, les aliments en conserve contiennent généralement plus d'histamine que les produits frais, il est donc important de lire attentivement les étiquettes.
Il est essentiel d'éviter les aliments riches en histamine ou ceux favorisant sa libération, tout en adoptant un régime personnalisé guidé par un professionnel de santé. En combinant vigilance alimentaire et patience, il est possible de soulager les symptômes et de retrouver un confort au quotidien.
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