Je n’aime pas l’institutrice de mon enfant : que faire ?
Par Claire Delmas
Publié le - mis à jour le
Sommaire
Il arrive à de nombreux parents de ressentir une gêne, une méfiance ou même une franche antipathie envers l’institutrice ou l’instituteur de leur enfant. Différences de valeurs, de communication ou impression de manque de bienveillance… Ces sentiments peuvent être perturbants et générer du stress. Faut-il s’en inquiéter ? Comment réagir sans nuire à la scolarité de son enfant ? Voici des pistes pour y voir plus clair.
Faire la différence entre ressenti personnel et réalité
Une question de perception
Ne pas aimer un enseignant ne signifie pas forcément qu’il fait mal son travail. Il est important de distinguer le ressenti émotionnel du parent (ton sec, manque de chaleur, communication difficile) de la qualité réelle de l’enseignement dispensé.
Éviter les jugements hâtifs
Un enseignant peut paraître distant ou strict sans que cela soit préjudiciable à l’enfant. Certains profils pédagogiques fonctionnent très bien avec les élèves, même s’ils déstabilisent les parents.
Observer le bien-être de votre enfant
L’enfant est-il épanoui à l’école ?
Le critère le plus important reste l’état de votre enfant. Posez-vous des questions simples :
Va-t-il à l’école sans appréhension excessive ?
Parle-t-il positivement de sa journée ?
Progresse-t-il dans ses apprentissages ?
Si votre enfant se sent bien, votre malaise mérite d’être questionné, mais il ne justifie pas forcément une intervention.
Écouter sans influencer
Il est essentiel d’écouter votre enfant sans projeter votre propre ressenti. Critiquer l’enseignant devant lui peut créer de l’insécurité et altérer son rapport à l’école.
Quand le malaise devient problématique
Des signaux à ne pas ignorer
Il peut être nécessaire d’agir si votre enfant :
manifeste une anxiété inhabituelle
présente des troubles du sommeil ou du comportement
exprime un sentiment d’injustice ou de peur récurrent
voit ses résultats chuter brutalement
Dans ces situations, le problème dépasse l’antipathie personnelle.
Mon enfant n'a pas le même comportement à l'école qu'à la maison
Comment communiquer avec l’enseignante ?
Privilégier le dialogue direct
Demander un rendez-vous permet souvent de désamorcer les tensions. Exprimez vos inquiétudes de manière factuelle, sans accusation, en vous concentrant sur les besoins de votre enfant.
Adopter une posture constructive
Utilisez des phrases comme :
« J’aimerais comprendre comment vous travaillez avec mon enfant »
« Mon enfant semble en difficulté sur ce point, comment pouvons-nous l’aider ensemble ? »
Cette approche favorise l’échange plutôt que le conflit.
Mon enfant n’aime pas sa classe : que faire ?
Garder une alliance éducative
L’importance de la cohérence
Même si vous n’appréciez pas l’enseignante, il est essentiel de maintenir une relation respectueuse et cohérente. L’enfant doit sentir que les adultes de référence coopèrent pour son bien-être.
Éviter les messages contradictoires
Dévaloriser l’enseignante devant l’enfant peut nuire à son autorité et placer l’enfant dans un conflit de loyauté, source de stress et de confusion.
Quand et comment aller plus loin ?
Faire appel à l’école si nécessaire
Si le dialogue est impossible ou inefficace, vous pouvez solliciter :
la direction de l’établissement
un médiateur scolaire
l’équipe éducative
Ces démarches doivent rester exceptionnelles et motivées par l’intérêt de l’enfant, non par un conflit personnel.
Accepter que l’on ne peut pas tout contrôler
Chaque année scolaire implique une part d’adaptation. Apprendre à gérer une relation imparfaite peut aussi être une leçon précieuse pour l’enfant, tant que son bien-être est préservé.
Ne pas aimer l’institutrice de son enfant est une situation inconfortable, mais pas nécessairement problématique. L’essentiel est de rester centré sur le bien-être et les besoins de l’enfant, d’éviter les jugements hâtifs et de privilégier le dialogue. Tant que l’enfant se sent en sécurité et progresse, votre ressenti mérite d’être accueilli, mais il ne doit pas dicter des décisions précipitées. Une posture calme, respectueuse et constructive reste la meilleure alliée de la réussite scolaire.
Questions fréquentes
Il est important de distinguer vos ressentis personnels de la réalité vécue par votre enfant. Si votre enfant va à l'école sans stress, parle positivement de sa journée et progresse, votre malaise ne doit pas entraîner d'intervention immédiate. Gardez une attitude calme et constructive, en privilégiant le bien-être de votre enfant.
Privilégiez un dialogue respectueux et factuel avec l'enseignante en demandant un rendez-vous. Exprimez vos inquiétudes sans accusation, par exemple en demandant comment elle travaille avec votre enfant ou comment vous pouvez l’aider ensemble. Cette posture constructive favorise la collaboration et l'écoute.
Il faut être vigilant si votre enfant manifeste une anxiété inhabituelle, des troubles du sommeil ou du comportement, exprime un sentiment d'injustice ou de peur, ou voit ses résultats scolaires chuter brutalement. Ces signaux peuvent justifier une intervention auprès de l'école.
Maintenez une relation respectueuse et cohérente entre adultes pour assurer une alliance éducative. Évitez de dévaloriser l'enseignante devant votre enfant afin de ne pas fragiliser son autorité et ne pas générer de conflit de loyauté ou de stress chez l'enfant.
Si le dialogue direct est inefficace, vous pouvez solliciter la direction de l'établissement, un médiateur scolaire ou l'équipe éducative. Ces démarches doivent rester exceptionnelles et toujours viser l'intérêt et le bien-être de votre enfant.
Donnez-nous votre avis !
Envoyer mon avisMerci pour votre retour.


