Péter beaucoup : c’est bon ou mauvais pour la santé ?
Par Catherine Duchamps
Publié le - mis à jour le
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Les gaz intestinaux sont un phénomène naturel et universel, même s’ils restent souvent tabous. En moyenne, une personne en bonne santé émet entre 10 et 20 flatulences par jour. Mais que signifie le fait de péter plus que la normale ? Est-ce le signe d’un intestin en bonne santé ou le reflet d’un déséquilibre digestif ? Voici un éclairage pour mieux comprendre ce processus physiologique et savoir quand il faut s’en inquiéter.
Pourquoi produit-on des gaz intestinaux ?
Une conséquence normale de la digestion
Les flatulences sont principalement dues à la fermentation des aliments non digérés dans le côlon par les bactéries intestinales. Ce phénomène produit des gaz comme l’hydrogène, le dioxyde de carbone ou le méthane.
L’air avalé
Une partie des gaz provient également de l’air avalé en mangeant, en buvant ou en parlant. Cette aérocolie est généralement expulsée par des rots ou des flatulences.
Péter beaucoup : une bonne ou une mauvaise chose ?
Un signe d’une flore intestinale active
Produire des gaz en quantité modérée est normal et peut même être le signe d’un microbiote intestinal actif et en bonne santé. Les bactéries intestinales jouent un rôle essentiel dans la digestion et la production de certaines vitamines.
Quand cela devient gênant
Si les flatulences deviennent excessives ou très odorantes, cela peut traduire un déséquilibre du microbiote, une mauvaise digestion ou la consommation d’aliments difficiles à assimiler. Cela peut aussi être le signe d’une sensibilité intestinale accrue.
Je pète beaucoup, que faire ? Conseils pour gérer les gaz intestinaux
Les causes possibles des flatulences excessives
L’alimentation
Certains aliments sont connus pour favoriser la production de gaz :
Les légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots)
Les légumes crucifères (chou, brocoli, chou-fleur)
Les boissons gazeuses
Les édulcorants artificiels comme le sorbitol
Comment gérer les flatulences ?
Les troubles digestifs
Des troubles fonctionnels peuvent expliquer une production excessive de gaz :
Syndrome de l’intestin irritable
Intolérance au lactose
Intolérance au gluten ou maladie cœliaque
SIBO (prolifération bactérienne de l’intestin grêle)
Le stress et l’aérophagie
Le stress peut entraîner une ingestion d’air plus importante, favorisant les ballonnements et les gaz. Mâcher trop vite ou parler en mangeant accentue aussi ce phénomène.
Les signes à surveiller
Des douleurs ou des ballonnements
Si les flatulences s’accompagnent de douleurs abdominales, de ballonnements importants ou d’un changement du transit (diarrhée, constipation), il est préférable de consulter un professionnel de santé.
Des gaz particulièrement odorants
Des gaz très malodorants peuvent être le signe d’une mauvaise digestion des protéines ou d’un déséquilibre du microbiote. Cela mérite un avis médical si cela persiste.
Comment réduire les gaz excessifs ?
Adapter son alimentation
Limiter les aliments fermentescibles (comme les FODMAPs) peut aider à réduire les gaz chez les personnes sensibles. Il est aussi conseillé de bien mastiquer et d’éviter les repas trop copieux.
Prendre soin de son microbiote
Consommer des fibres, des probiotiques et des aliments fermentés peut aider à équilibrer la flore intestinale et limiter les fermentations excessives.
Bouger régulièrement
L’activité physique aide à stimuler le transit et favorise l’évacuation des gaz sans douleurs.
Péter est un phénomène parfaitement naturel et même nécessaire pour le bon fonctionnement du système digestif. Cependant, si les flatulences deviennent trop fréquentes, douloureuses ou gênantes, cela peut révéler un déséquilibre digestif ou alimentaire. Dans ce cas, il est conseillé d’adapter son alimentation, de surveiller son hygiène de vie et, si besoin, de consulter un professionnel de santé pour en comprendre l’origine. La clé est d’écouter son corps tout en respectant ses besoins physiologiques.
Questions fréquentes
Les gaz intestinaux se forment principalement lorsque les bactéries de notre microbiote intestinal fermentent des aliments non digérés dans le côlon, ce qui produit des gaz comme l'hydrogène, le dioxyde de carbone et le méthane. Une partie des gaz provient aussi de l'air avalé en mangeant ou en buvant.
Oui, produire des gaz modérément est normal et indique souvent un microbiote intestinal actif et en bonne santé, essentiel pour la digestion et la synthèse de certaines vitamines. Cependant, des flatulences excessives ou malodorantes peuvent signaler un déséquilibre digestif ou alimentaire.
Certains aliments comme les légumineuses (pois chiches, lentilles), les légumes crucifères (chou, brocoli), les boissons gazeuses et les édulcorants artificiels peuvent augmenter les gaz intestinaux. Pour les gérer, il est conseillé d'adapter son alimentation, de bien mastiquer et d'éviter les repas trop copieux.
Les flatulences importantes peuvent être liées à des troubles comme le syndrome de l'intestin irritable, les intolérances au lactose ou au gluten, la maladie cœliaque ou une prolifération bactérienne de l'intestin grêle (SIBO). Le stress et l'aérophagie peuvent aussi contribuer à ce phénomène.
Pour limiter les gaz excessifs, il est conseillé d'adopter une alimentation faible en aliments fermentescibles (FODMAPs), de consommer des fibres, probiotiques et aliments fermentés pour équilibrer la flore intestinale, de pratiquer une activité physique régulière pour stimuler le transit, et de manger lentement pour éviter d'avaler trop d'air.
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