Pourquoi vous craquez toujours à 17h (et comment enfin l’éviter)
Par Thomas Sanchez
Publié le

Sommaire
- Le fameux “coup de barre” de l’après-midi
- 1. Une explication biologique : la chute de l’énergie
- 2. Le rôle de la glycémie
- 3. Le stress et la fatigue émotionnelle
- 4. Pourquoi c’est plus fréquent chez certaines personnes
- 5. Comment éviter de craquer à 17h ?
- 6. Et si on craque quand même ?
- Reprendre le pouvoir sur ses envies
Le fameux “coup de barre” de l’après-midi
Vous avez sans doute déjà vécu cette scène : tout se passe bien dans votre journée, vous avez déjeuné correctement, et pourtant… vers 17h, impossible de résister. Un petit biscuit, une barre chocolatée, un café bien sucré ou même le distributeur qui vous fait de l’œil. Et à chaque fois, la même question : “Pourquoi est-ce toujours à cette heure-là que je craque ?”
Rassurez-vous, ce n’est pas une faiblesse personnelle. C’est votre corps – et vos hormones – qui vous envoient un signal bien précis. Voyons ensemble ce qui se joue réellement à 17h et surtout, comment reprendre le contrôle.
1. Une explication biologique : la chute de l’énergie
Entre 15h et 17h, notre corps connaît naturellement une baisse du rythme circadien. C’est un moment où la vigilance diminue, la concentration baisse et la fatigue se fait sentir.
Résultat ? Le cerveau réclame du carburant rapide : du sucre. D’où ces envies irrépressibles de grignoter sucré, souvent accompagnées d’un coup de barre.
2. Le rôle de la glycémie
Un autre facteur est la fluctuation de la glycémie.
Si votre déjeuner était trop léger ou trop riche en glucides rapides (pâtes blanches, sandwich, pâtisserie), votre taux de sucre sanguin grimpe vite… puis chute brutalement.
Cette chute envoie un signal de faim au cerveau, et le corps réclame un apport sucré immédiat pour compenser.
C’est le cercle vicieux du grignotage.
3. Le stress et la fatigue émotionnelle
À cette heure-là, vous avez déjà accompli une bonne partie de la journée. La fatigue s’installe, et parfois le stress du travail s’accumule. Le sucre et le gras deviennent alors une récompense émotionnelle : un moyen rapide de réconforter le corps et l’esprit.
Le problème ? Cet apaisement est très court. Quelques minutes après, la culpabilité ou le coup de fatigue reviennent.
4. Pourquoi c’est plus fréquent chez certaines personnes
Vous craquez peut-être plus facilement que vos collègues, et ce n’est pas un hasard. Les facteurs qui augmentent ce risque sont :
un sommeil insuffisant,
un petit-déjeuner ou un déjeuner déséquilibré,
un travail sédentaire,
une tendance au stress chronique,
une hydratation insuffisante (parfois la soif se confond avec la faim).
5. Comment éviter de craquer à 17h ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des stratégies simples pour casser ce cycle.
a) Miser sur un déjeuner équilibré
Incluez à midi :
des protéines (poisson, viande maigre, œufs, légumineuses),
des fibres (légumes, salade, crudités),
des glucides complexes (riz complet, quinoa, patate douce).
Cela évite le pic de glycémie et donc la chute brutale en milieu d’après-midi.
b) Prévoir une collation intelligente
Plutôt que de subir la fringale, anticipez-la avec un encas sain vers 16h30 :
une poignée d’amandes ou de noix,
un fruit frais,
un yaourt nature avec quelques flocons d’avoine,
des bâtonnets de légumes avec du houmous.
Cette collation nourrit vraiment, sans provoquer de pic de sucre.
c) Bien s’hydrater
Buvez régulièrement de l’eau ou une tisane. Parfois, une sensation de faim n’est en réalité qu’un signe de déshydratation.
d) Bouger un peu
Levez-vous, marchez quelques minutes, étirez-vous. Cela réactive la circulation sanguine, chasse la fatigue et réduit les envies de sucre.
e) Gérer le stress autrement
Respiration profonde, pause musicale, discussion agréable… Trouvez un rituel apaisant autre que le sucre pour gérer le stress de fin de journée.
6. Et si on craque quand même ?
Pas de panique ! Un craquage isolé n’a rien de dramatique. L’important est d’éviter d’entrer dans le cercle de la culpabilité qui pousse à compenser encore plus.
Le bon réflexe : savourer pleinement sa petite gourmandise, sans excès, puis rééquilibrer au repas suivant avec des légumes et des protéines maigres.
Reprendre le pouvoir sur ses envies
Craquer à 17h n’est pas un signe de faiblesse : c’est une réaction normale de votre corps face à la fatigue, au stress et aux variations de glycémie. Mais en comprenant ses mécanismes et en adoptant quelques stratégies simples, il devient possible de transformer ce moment de fragilité en une pause bien-être et énergie.
Et vous, la prochaine fois que 17h approche, allez-vous subir la fringale… ou en faire une opportunité pour prendre soin de vous autrement ?
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