J’ai des petites douleurs : puis-je faire du sport ?
Par Raphaël Godard
Publié le - mis à jour le
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Une gêne dans le dos, un genou qui tire, une épaule sensible… Ces petites douleurs du quotidien peuvent vite semer le doute : dois-je arrêter le sport ? Ou au contraire, est-ce que bouger pourrait m’aider à aller mieux ? La réponse n’est pas toujours “oui” ou “non”, mais “ça dépend”. Voici comment y voir plus clair.
1. Bouger, c’est souvent bénéfique
Le mouvement, c’est la vie. Dans de nombreux cas, le sport bien choisi peut soulager les douleurs au lieu de les aggraver.
Pourquoi ? Parce que l’activité physique :
Stimule la circulation sanguine
Renforce les muscles qui soutiennent les articulations
Améliore la mobilité et la posture
Libère des endorphines, antidouleurs naturels
En clair : rester immobile peut parfois entretenir la douleur, alors qu’une activité douce et adaptée aide à retrouver de la fluidité.
2. Identifier la nature de la douleur
Avant de vous lancer, posez-vous les bonnes questions :
Est-ce une douleur aiguë (vive, soudaine) ou une douleur chronique (ancienne, régulière) ?
Est-ce une gêne légère ou une douleur qui vous empêche de bouger normalement ?
Est-ce que la douleur augmente à l’effort ou au contraire diminue quand vous bougez doucement ?
👉 Si la douleur est supportable, diffuse et stable, le sport est souvent possible, à condition de bien adapter l’intensité.
👉 Si elle est violente, localisée, ou empêche le mouvement, il vaut mieux consulter avant toute reprise.
3. Les sports doux à privilégier
Quand on a des petites douleurs, certains sports sont plus sûrs et plus efficaces que d’autres.
Voici les bons alliés :
La marche : simple, naturelle, sans impact. Elle mobilise tout le corps sans forcer.
Le vélo (ou vélo d’appartement) : excellent pour renforcer les jambes sans solliciter les articulations.
La natation ou l’aquagym : le corps est porté par l’eau, les mouvements sont doux et efficaces.
Le yoga ou le Pilates doux : améliore la posture, renforce en profondeur, soulage les tensions.
Les étirements réguliers : simples, mais très utiles pour relâcher les zones tendues.
Le tout, c’est d’écouter son corps et d’y aller progressivement.
4. Ce qu’il faut éviter (au moins temporairement)
Certaines activités peuvent aggraver une douleur si elles sont mal dosées ou mal pratiquées :
Les sports à impact (course à pied, sauts) en cas de douleur articulaire
Le port de charges lourdes (musculation non encadrée)
Les mouvements brusques ou répétitifs, surtout si la zone est déjà sensible
Cela ne veut pas dire “interdit à vie”, mais simplement qu’il vaut mieux faire une pause ou ajuster l’intensité le temps de récupérer.
5. Adapter son effort : la clé du succès
L’erreur la plus fréquente ? Vouloir faire “comme d’habitude”. Or, quand le corps envoie un signal, il faut l’écouter.
Quelques conseils simples :
Réduisez l’intensité (moins vite, moins longtemps)
Évitez la douleur vive (jamais “forcer” sur une zone qui fait mal)
Faites des pauses plus fréquentes
Échauffez-vous soigneusement
Étirez-vous en douceur après chaque séance
Le but n’est pas la performance, mais le bien-être.
6. Et si la douleur persiste ?
Si malgré vos efforts, la douleur :
Ne diminue pas
Empêche certains mouvements
S’aggrave avec le sport
Est associée à une inflammation visible (gonflement, rougeur, chaleur)
Alors il est temps de consulter. Un médecin, un kiné ou un ostéo pourra identifier la cause et vous proposer une solution adaptée. Parfois, quelques séances de rééducation suffisent pour reprendre le sport en toute confiance.
Ce qu’il faut retenir
Avoir mal ne veut pas forcément dire “stop au sport”. Bien au contraire : dans de nombreux cas, bouger en douceur, c’est ce qui permet de soulager, renforcer, et prévenir de futures douleurs.
Le secret ? Écouter son corps, adapter ses efforts, choisir des activités bienveillantes. Et surtout, ne pas rester dans l’inactivité par peur de faire pire.
Et si vous commenciez par une petite marche aujourd’hui ? Un pas après l’autre, on avance vers plus de confort… et plus de liberté.
Questions fréquentes
Oui, dans la plupart des cas, bouger avec des douleurs légères peut être bénéfique. L'activité physique stimule la circulation sanguine, renforce les muscles soutenant les articulations, améliore la posture et libère des endorphines, ce qui peut aider à réduire la douleur. Il est cependant important d'adapter l'intensité selon la nature de la douleur.
Il faut évaluer si la douleur est aiguë ou chronique, son intensité, et si elle s'aggrave ou diminue avec le mouvement. Si la douleur est supportable, diffuse et stable, le sport peut être pratiqué avec prudence. Par contre, si la douleur est violente, localisée, ou empêche le mouvement normal, il est préférable de consulter un professionnel de santé avant de reprendre l'activité.
Des activités à faible impact comme la marche, le vélo d'appartement, la natation, l'aquagym, le yoga doux ou le Pilates, ainsi que les étirements réguliers, sont particulièrement adaptés pour renforcer le corps sans aggraver les douleurs. Ces sports favorisent la mobilité et le soulagement en douceur.
Il est essentiel d'écouter son corps : réduire l'intensité et la durée des séances, éviter de forcer sur les zones douloureuses, faire des pauses fréquentes, bien s'échauffer avant l'effort et s'étirer doucement après. Le but est de privilégier le bien-être plutôt que la performance pour ne pas aggraver la douleur.
Si la douleur ne diminue pas, gêne certains mouvements, s’aggrave à l’effort, ou s'accompagne de signes visibles d'inflammation comme un gonflement ou une rougeur, il est important de consulter un professionnel de santé. Un médecin, un kinésithérapeute ou un ostéopathe pourra diagnostiquer la cause et proposer un traitement ou une rééducation pour reprendre le sport en toute sécurité.
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