On connaît le Xavier Bertrand politique, ambitieux et déterminé. Mais dans le podcast « Dans les yeux d’Agathe », diffusé sur France Info, c’est un tout autre visage qui se révèle. Le président des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle de 2027 se livre avec une franchise rare sur son rapport au poids, qu’il décrit comme un combat de toujours.
“J’ai toujours connu ça”, confie-t-il dès le début. Depuis l’âge de 6 ans, la lutte contre les kilos en trop ne l’a jamais quitté. Et aujourd’hui encore, il reste dans une vigilance permanente : “Je monte sur ma balance tous les jours.” Une habitude devenue presque instinctive. “Même sans elle, je sais où j’en suis”, ajoute-t-il, un brin amusé.
Un expert des régimes… malgré lui
Montignac, dissocié, acupuncture, coupe-faim : Xavier Bertrand avoue connaître tous les types de régimes, pour les avoir testés. “Je suis incollable”, dit-il avec un sourire. Cette quête de solutions l’a même mené à prendre des médicaments amaigrissants, comme sa mère avant lui. Il évoque cette époque sans fard, celle où certains produits aujourd’hui interdits circulaient encore librement.
Une expérience personnelle marquée par les coupe-faim
Cette relation intime avec les traitements minceur prend un sens encore plus fort quand il évoque son rôle de ministre de la Santé. “J’ai failli passer par le Mediator”, confie-t-il. Son médecin lui prescrivait un autre produit, un équivalent, ce qui lui a peut-être évité de devenir l’une des victimes de ce scandale sanitaire.
Cette proximité avec le danger l’a profondément marqué. “J’aurais pu être l’un d’eux”, dit-il en parlant des patients touchés. Ce vécu personnel aurait nourri son empathie et son engagement auprès des victimes lorsqu’il occupait son poste de ministre.
Trouver l’équilibre… sans parler de victoire
Aujourd’hui, Xavier Bertrand assure que les choses vont mieux. Il ne parle pas de victoire, mais plutôt d’un équilibre trouvé. Il a appris à vivre avec cette attention constante, sans en faire une obsession destructrice.
À travers ce témoignage rare, il montre que même les personnalités politiques, souvent jugées sur leur image, sont humaines, vulnérables, et en quête d’acceptation de soi. Et si cette parole libre pouvait aider d’autres à déculpabiliser ?
Le message est clair : le poids, ce n’est pas qu’une affaire de balance. C’est aussi une histoire de regard sur soi, de persévérance et d’équilibre à construire, jour après jour.