Le beurre salé est-il bon pour la santé ?
Par Léa Garneau
Publié le - mis à jour le
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Il fait partie du patrimoine culinaire français, en particulier en Bretagne. Il donne du goût, de la texture, et cette petite touche qui transforme une simple tartine en moment de plaisir. Mais au moment de faire attention à son alimentation, une question revient souvent : le beurre salé est-il bon — ou mauvais — pour la santé ? La réponse est plus nuancée qu’on ne le pense. Décryptage.
Beurre salé ou doux : quelle est la différence ?
La seule vraie différence entre beurre doux et beurre salé, c’est… le sel ! Le beurre doux ne contient que de la crème (et parfois un peu de ferments), tandis que le beurre salé contient du sel ajouté — entre 0,5 et 3 % selon les variétés (demi-sel ou salé).
Le beurre salé n’est donc ni plus gras, ni plus calorique que le beurre doux. Ce n’est pas le sel qui fait grossir le beurre, mais la quantité consommée… comme pour tout.
Quels sont les apports nutritionnels du beurre ?
Le beurre est une matière grasse d’origine animale, riche en :
Acides gras saturés : en moyenne 50 à 60 %, ce qui peut, en excès, augmenter le “mauvais” cholestérol (LDL).
Vitamine A : excellente pour la vue, la peau et l’immunité.
Vitamine D : en petite quantité, mais toujours intéressante pour les os et le moral.
Acides gras à chaîne courte : plus faciles à digérer que ceux des huiles végétales très transformées.
Ce profil nutritionnel fait du beurre un produit naturel, simple, mais à consommer avec modération.
Et le sel dans tout ça ?
Le seul point de vigilance spécifique au beurre salé, c’est bien sûr… le sel ! Une cuillère à soupe de beurre salé peut contenir jusqu’à 0,5 g de sel. Ce n’est pas énorme en soi, mais ça s’ajoute au reste de votre consommation quotidienne.
L’OMS recommande de ne pas dépasser 5 g de sel par jour. Si vous mangez déjà des aliments salés (charcuterie, pain, plats préparés…), mieux vaut ne pas surdoser en ajoutant du beurre salé partout. Mais si le reste de votre alimentation est équilibré et peu salé, il n’y a aucun mal à en consommer raisonnablement.
Le beurre salé est-il “pire” que le beurre doux ?
Non. Il n’est ni meilleur, ni pire sur le plan nutritionnel. Tout dépend du contexte alimentaire général. Si vous surveillez votre tension artérielle ou que vous devez limiter le sel pour des raisons médicales, mieux vaut opter pour du beurre doux. Mais si vous êtes en bonne santé, une petite dose de beurre salé ne pose aucun souci.
Et surtout, le plaisir compte aussi ! Un beurre salé de qualité peut vous éviter d’ajouter du sel ailleurs dans votre plat. Un filet de beurre salé sur des légumes vapeur ou des pommes de terre suffit parfois à relever un plat sans salière.
Faut-il bannir le beurre au profit des huiles végétales ?
Pas forcément. Les huiles végétales (colza, olive, noix…) ont une meilleure répartition en acides gras essentiels (notamment oméga-3). Mais cela ne veut pas dire que le beurre est “mauvais”. Il peut parfaitement trouver sa place dans une alimentation équilibrée, à condition de varier les sources de graisses.
En pratique, on peut très bien :
Utiliser du beurre (salé ou non) au petit-déjeuner ou pour cuisiner certains plats.
Réserver les huiles végétales pour les assaisonnements, les cuissons douces ou les plats végétariens.
Éviter les graisses industrielles transformées (margarines hydrogénées, fritures, plats ultra-transformés).
L’équilibre se fait sur la semaine, pas sur une tartine.
Le mot-clé : modération
Comme beaucoup de produits riches et savoureux, le beurre salé peut tout à fait être intégré dans une alimentation saine. L’important, c’est la quantité. Une noisette sur des légumes, une fine couche sur une tartine, une touche dans une purée… cela suffit largement à vous faire plaisir sans excès.
Ce n’est pas le beurre salé qui pose problème, c’est le trop de beurre salé, trop souvent. Et ce n’est pas pareil.
Oui au beurre salé… mais avec équilibre
Le beurre salé, c’est avant tout un aliment plaisir. Il n’est ni un poison, ni un super-aliment. Bien utilisé, dans le cadre d’une alimentation variée, il peut parfaitement avoir sa place dans votre quotidien. Son goût unique, sa texture fondante, et son parfum font partie de notre culture… et du plaisir de manger.
Alors, faut-il culpabiliser en ajoutant une touche de beurre salé dans vos plats ? Certainement pas. L’essentiel, c’est de rester à l’écoute de votre corps, de vos besoins… et de savourer chaque bouchée.
Questions fréquentes
La différence principale entre le beurre salé et le beurre doux réside dans la présence de sel : le beurre salé contient entre 0,5 et 3 % de sel ajouté, tandis que le beurre doux est fabriqué seulement avec de la crème, parfois avec un peu de ferments. Leur teneur en matières grasses et calories est similaire.
Le beurre salé n'est pas intrinsèquement mauvais pour la santé, mais il contient du sel qu'il faut consommer avec modération. Une consommation excessive de sel peut augmenter le risque de problèmes de tension artérielle. En restant raisonnable et en intégrant le beurre salé dans une alimentation équilibrée, son usage est tout à fait compatible avec une bonne santé.
Le beurre est une source naturelle de matières grasses animales, riche en acides gras saturés, en vitamine A, qui favorise la santé de la peau, de la vue et l'immunité, en petite quantité de vitamine D, bénéfique pour les os et le moral, ainsi qu'en acides gras à chaîne courte, réputés pour être plus faciles à digérer que certaines huiles végétales très transformées.
Oui, le beurre salé peut être consommé lors d'un programme de perte de poids, à condition d'en limiter la quantité. Utilisé en petites doses, comme une noisette sur des légumes ou une fine couche sur une tartine, il apporte du plaisir gustatif sans excès caloriques, surtout si le reste de l'alimentation reste équilibrée et variée.
Les huiles végétales comme l'huile d'olive, de colza ou de noix ont une meilleure composition en acides gras essentiels, notamment en oméga-3, mais le beurre n'est pas à bannir. Il peut faire partie d'une alimentation équilibrée s'il est consommé avec modération, en alternance avec les huiles végétales qui sont recommandées surtout pour les assaisonnements et cuissons douces.
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