Comment améliorer sa circulation sanguine en voiture ?
Par Léo Martinet
Publié le - mis à jour le
Prendre la route, c’est aussi se poser dans un espace confiné pendant un temps prolongé. Et s’il est important de se sentir bien au volant, il l’est tout autant pour… vos vaisseaux sanguins ! Une mauvaise circulation peut entraîner jambes lourdes, fourmillements, fatigue accrue ou même œdèmes. Voici un guide complet pour préserver et stimuler votre circulation pendant les trajets en voiture — pour que les heures de route restent confortables et sans risque.
Pourquoi la circulation est‑elle mise à l’épreuve en voiture ?
En voiture, plusieurs facteurs combinés peuvent ralentir le sang :
On reste assis : les muscles, notamment ceux du mollet, ne se contractent pas assez pour “pousser” le sang vers le cœur.
On tend à croiser les jambes, garder les pieds non appuyés ou les genoux fléchis trop longtemps : tout cela ralentit le retour veineux.
On bouge peu. Pourtant, l’activité musculaire est une “pompe” naturelle pour la circulation.
Le temps s’allonge souvent, tout comme la fatigue, ce qui rend moins vigilant·e aux signes de mauvaise circulation.
Donc, pour « prendre soin de vos vaisseaux » comme vous prenez soin de votre voiture, il faut quelques gestes adaptés.
1. Installez‑vous dans une position qui aide le flux
Réglages de siège
Ajustez le dossier de façon à ce qu’il soit incliné légèrement vers l’arrière (~100‑110°) pour détendre les hanches sans comprimer l’aine.
Vous devez pouvoir poser vos pieds bien à plat sur le sol ou pédales, genoux légèrement fléchis à ~90‑110°, sans “pinch” derrière les genoux.
Si le siège le permet, surélevez‑le légèrement pour que vos cuisses ne soient pas complètement appuyées sur l’assise, ce qui peut gêner le retour du sang.
Évitez les jambes croisées ou les genoux trop haut. Croiser les jambes crée “un nœud” mécanique qui freine la circulation.
Réglez le siège rétroviseurs et le volant de sorte que vous n’ayez pas à “forcer” pour conduire — moins de tension musculaire, meilleur flux sanguin.
2. Activez la circulation pendant le trajet
Même sans sortir de la voiture, des petits gestes font une vraie différence :
Cheville‑pointe / talon : toutes les 10‑15 minutes, levez les talons en gardant les orteils au sol, puis inversement. Cela active la pompe musculaire.
Flexion‑extension des pieds : faites des cercles avec vos chevilles, ou “pompez” comme si vous appuyiez sur la pédale, sans bouger la jambe entière.
Changez de posture : réglez légèrement le siège de temps en temps, étirez‑vous, déplacez un peu les jambes.
Pause régulière : idéalement toutes les 2 heures ou dès que vous sentez vos jambes lourdes. Sortez, marchez 3 à 5 minutes, étirez vos mollets et vos hanches.
3. Vêtements, chaussures et accessoires : faites les bons choix
Portez des vêtements amples, surtout au niveau des hanches, cuisses et mollets. Évitez les ceintures très serrées, les jeans épais comprimant les cuisses.
Choisissez des chaussures confortables : sans talons hauts, sans semelles trop rigides. Vos pieds doivent être libres de bouger pour activer la voûte plantaire.
Si vous faites un long trajet, envisagez des bas de contention légers (classe 1) : ils exercent une pression douce qui assiste le retour veineux.
Évitez de diriger l’air chaud exactement sur vos jambes pendant trop longtemps : une chaleur excessive peut dilater les veines et ralentir le retour veineux.
4. Hydratation, pauses et alimentation pendant les trajets
Buvez régulièrement : la déshydratation épaissit le sang et augmente la résistance à son flux. Un litre d’eau ou plus pendant un long trajet est un bon repère.
Évitez les grandes quantités de café ou d’alcool avant ou pendant un trajet long : la caféine peut avoir un effet vasoconstricteur, l’alcool déshydrate.
Faites une pause vraie : arrêtez la voiture, sortez, marchez, respirez. Même quelques minutes marchées relancent la circulation.
L’alimentation compte : privilégiez un repas léger avant de prendre la route, riche en légumes, en fibres, en protéines. Évitez les plats très gras ou consistants qui alourdissent l’organisme et la circulation.
5. Après le trajet : pensez au “retour” circulatoire
Une fois arrivé, ne vous affalez pas directement :
Faites quelques pas, étirez vos jambes, si possible surélevez‑les 5 minutes (dos au sol, jambes contre un mur).
Massez doucement vos mollets de bas en haut pour relancer le flux.
Si vous ressentiez fragilité veineuse : prenez un bain tiède‑frais, ou appliquez un jet d’eau fraiche sur les mollets pour stimuler.
Intégrez dans votre routine : la circulation se construit jour après jour.
Voyager en voiture ne doit pas être synonyme de jambes lourdes, engourdissements ou fatigue. Avec quelques ajustements simples — réglage de siège, gestes actifs, vêtements adaptés, hydratation, pauses — vous restez bien dans votre corps autant que dans votre voiture. Le flux sanguin, comme vous soignez l’entretien de votre véhicule, mérite aussi votre attention.
Alors pensez‑y dès le prochain trajet : votre circulation vous dira merci.
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