Les plantes à éviter si vous prenez de l’ibuprofène
Par Léo Martinet
Publié le - mis à jour le
Sommaire
- Pourquoi certaines plantes posent‑elles problème ?
- 1. Saule blanc et plantes riches en salicylates
- 2. Millepertuis (St. John’s Wort)
- 3. Ginkgo biloba
- 4. Ail, gingembre et curcuma en fortes doses
- 5. Ginseng
- 6. Thé vert (à très forte dose)
- 7. Autres plantes fluidifiantes
- Que faire si vous prenez déjà ces plantes ?
- Et les autres plantes ?
- Prudence, mais pas d’angoisse
L’ibuprofène est un anti‑inflammatoire que beaucoup d’entre nous utilisent pour soulager une douleur, une fièvre ou une inflammation. C’est un médicament efficace, mais il peut interagir avec certaines plantes ou compléments naturels. Oui, même des plantes qui semblent “naturelles” peuvent augmenter les risques d’effets indésirables lorsqu’on les prend avec de l’ibuprofène. Voici un guide clair pour vous aider à savoir quelles plantes éviter et pourquoi.
Pourquoi certaines plantes posent‑elles problème ?
L’ibuprofène agit en bloquant des enzymes impliquées dans l’inflammation. C’est efficace, mais:
il peut rendre la muqueuse de l’estomac plus fragile,
il augmente légèrement le risque de saignement,
il sollicite les reins chez certaines personnes.
Certaines plantes ont des effets similaires sur:
la coagulation du sang,
l’irritation gastro‑intestinale,
le métabolisme des médicaments.
C’est cette combinaison qui peut poser problème.
1. Saule blanc et plantes riches en salicylates
À éviter absolument si vous prenez de l’ibuprofène.
Le saule blanc, la reine‑des‑prés ou d’autres plantes riches en salicylates naturels contiennent des composés proches de l’aspirine. Les salicylates peuvent:
augmenter le risque de saignements,
renforcer l’effet anti‑inflammatoire de façon imprévisible.
Si vous utilisez ces plantes en décoction, en tisane ou en complément, mieux vaut faire une pause le temps de votre traitement ibuprofène.
2. Millepertuis (St. John’s Wort)
Le millepertuis est souvent utilisé pour soutenir l’humeur, mais il est connu pour interagir avec de nombreux médicaments. Il peut:
modifier la manière dont le foie métabolise les médicaments,
réduire l’efficacité ou modifier la durée d’action de l’ibuprofène.
Quand on prend de l’ibuprofène régulièrement, ce n’est pas le moment d’ajouter du millepertuis sans avis médical.
3. Ginkgo biloba
Le ginkgo est populaire pour la mémoire, mais il peut augmenter le risque de saignement, surtout lorsqu’il est associé à des médicaments qui modifient la coagulation ou la paroi vasculaire. Avec de l’ibuprofène, ce risque est amplifié.
4. Ail, gingembre et curcuma en fortes doses
Ces trois plantes/épices sont souvent consommées pour leurs bienfaits santé, mais attention :
Ail cru en grande quantité
Gingembre concentré (fortes tisanes ou compléments)
Curcuma en doses élevées
Peuvent amincir le sang ou interférer avec la coagulation. Pris avec l’ibuprofène, ils augmentent le risque d’écchymoses ou de petits saignements. Une petite touche d’épice dans une recette ne pose généralement pas de souci, mais en compléments ou en fortes infusions mieux vaut être prudent.
5. Ginseng
Le ginseng peut stimuler le système sanguin et, dans certains cas, affecter la coagulation ou la pression artérielle. Avec un anti‑inflammatoire comme l’ibuprofène, il peut augmenter des effets secondaires indésirables, notamment si vous l’utilisez en parallèle comme tonique.
6. Thé vert (à très forte dose)
Le thé vert consommé comme boisson ne pose pas de problème. En revanche, des extraits très concentrés (compléments, tisanes très fortes) peuvent interagir avec le métabolisme des médicaments et, parfois, solliciter le foie. Si vous suivez un traitement régulier à l’ibuprofène, évitez les prises massives de thé vert sous forme de compléments.
7. Autres plantes fluidifiantes
Certaines herbes sont utilisées pour “amincir le sang” ou améliorer la circulation. Parmi elles :
Camomille à haute dose
Gingko (déjà cité)
Feuilles d’olivier en complément
Certaines formules “circulatoires” complexes
Elles ne sont pas contre‑indiquées en soi, mais associées à un médicament anti‑inflammatoire, elles peuvent augmenter les risques de saignement ou d’irritation gastro‑intestinale.
Que faire si vous prenez déjà ces plantes ?
Si vous prenez une de ces plantes et que vous avez besoin de prendre de l’ibuprofène :
faites une pause avec les plantes pendant la durée du traitement,
parlez‑en à votre pharmacien ou votre médecin,
privilégiez une hydratation saine et reposez votre corps,
évitez les fortes doses de compléments concentrés.
Et les autres plantes ?
Beaucoup d’autres plantes ne posent pas de problème avec l’ibuprofène lorsqu’elles sont consommées en quantités alimentaires normales. La règle d’or reste :
privilégiez les usages culinaires simples,
évitez les compléments ou infusions concentrés sans avis professionnel,
soyez particulièrement vigilant si vous prenez régulièrement ou sur plusieurs jours de l’ibuprofène.
Prudence, mais pas d’angoisse
L’ibuprofène peut être utilisé, mais certaines plantes amplifient ses effets ou augmentent les risques indésirables, notamment sur la coagulation et l’estomac. En évitant les plantes riches en salicylates, les plantes fluidifiantes en forte dose et celles qui modifient le métabolisme des médicaments, vous réduisez les risques.
L’essentiel ? Soyez attentif(ve) à ce que vous consommez, lisez les étiquettes, et n’hésitez pas à demander conseil si vous avez un doute. Votre corps mérite une attention bienveillante, surtout quand vous l’accompagnez à la fois de remèdes naturels et de médicaments.
Questions fréquentes
Il est recommandé d'éviter les plantes riches en salicylates comme le saule blanc ou la reine-des-prés, ainsi que le millepertuis, le ginkgo biloba, l'ail, le gingembre, le curcuma en fortes doses, le ginseng, le thé vert très concentré et certaines herbes fluidifiantes comme la camomille à haute dose. Ces plantes peuvent augmenter les risques de saignement, d'irritation gastro-intestinale ou interférer avec le métabolisme de l'ibuprofène.
L'ibuprofène bloque des enzymes liées à l'inflammation, ce qui peut fragiliser la muqueuse de l'estomac, augmenter le risque de saignement et solliciter les reins. Certaines plantes agissent aussi sur la coagulation sanguine ou le métabolisme des médicaments, ce qui, combiné à l'ibuprofène, peut accroître les effets secondaires ou les interactions indésirables.
Il est conseillé de faire une pause avec ces plantes pendant la durée du traitement à l'ibuprofène, de consulter un professionnel de santé comme un pharmacien ou un médecin, de maintenir une bonne hydratation et de se reposer. Évitez aussi les fortes doses de compléments concentrés sans avis médical.
La consommation normale de thé vert en boisson ne pose pas de problème. En revanche, les extraits très concentrés de thé vert, sous forme de compléments ou tisanes très fortes, peuvent interférer avec le métabolisme des médicaments et solliciter le foie, augmentant ainsi les risques lorsqu'on prend de l'ibuprofène régulièrement.
Pour réduire les risques, privilégiez les plantes en usage culinaire simple plutôt que les compléments ou infusions fortes, évitez les plantes fluidifiantes et celles riches en salicylates en fortes doses, lisez attentivement les étiquettes des produits, et demandez conseil à un professionnel de santé si vous prenez de l'ibuprofène sur plusieurs jours ou régulièrement.
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