Pourquoi certaines personnes tombent tout le temps malade ?
Par Léo Martinet
Publié le - mis à jour le
Sommaire
- 1. Le système immunitaire : le principal acteur
- 2. Le stress chronique affaiblit les défenses
- 3. Le manque de sommeil fragilise aussi le corps
- 4. Une alimentation déséquilibrée peut miner vos défenses
- 5. L’activité physique : un effet protecteur puissant
- 6. L’anxiété, la dépression et l’état émotionnel jouent un rôle
- 7. L’exposition à l’environnement et les habitudes de vie
- 8. Les facteurs génétiques et biologiques
- 9. L’importance de l’hygiène de vie quotidienne
- 10. Intervenir quand les maladies sont vraiment fréquentes
- La fréquence des maladies, une question de globalité
Vous connaissez certainement quelqu’un — peut‑être même vous‑même — qui semble attraper un rhume dès qu’il fait froid, qui a régulièrement des infections à répétition ou qui est malade plus souvent que les autres. Cela peut sembler injuste, voire frustrant. Mais ce phénomène n’est pas une fatalité mystérieuse : il résulte d’une combinaison de facteurs biologiques, environnementaux et comportementaux. Dans cet article, nous vous aidons à comprendre pourquoi certaines personnes tombent plus souvent malades, ce qui se passe dans le corps, et comment soutenir votre santé pour renforcer naturellement vos défenses.
1. Le système immunitaire : le principal acteur
Le facteur le plus déterminant dans la fréquence des maladies, c’est votre système immunitaire — ce réseau complexe de cellules et de mécanismes qui protège le corps contre les virus, bactéries et autres agents externes. Quand votre système immunitaire est fort et bien équilibré, il élimine rapidement les envahisseurs. Quand il est faible ou débordé, vous êtes plus susceptible d’attraper des infections fréquemment. Mais pourquoi certains systèmes immunitaires réagissent‑ils moins efficacement que d’autres ?
2. Le stress chronique affaiblit les défenses
Le stress n’est pas seulement mental : il a un impact physiologique puissant. Quand on est soumis à un stress prolongé, le corps libère des hormones comme le cortisol et l’adrénaline en continu. Au départ, cela aide à faire face à une situation, mais sur le long terme, ce mécanisme devient contre‑productif. Le cortisol en excès supprime certaines fonctions du système immunitaire, réduisant la capacité du corps à répondre efficacement aux infections. Résultat : plus de rhumes, plus d’infections persistantes, plus d’inflammations.
3. Le manque de sommeil fragilise aussi le corps
Le sommeil est un moment clé où le corps répare, régénère et renforce l’immunité. Lorsque vous dormez peu ou mal, votre système immunitaire ne bénéficie pas de ces phases essentielles de restauration. Des études montrent que le manque de sommeil réduit la production de certaines cellules immunitaires et augmente la production d’hormones du stress. En pratique, cela signifie que quand vous êtes fatigué·e, votre corps est plus vulnérable aux virus et bactéries qui passent à proximité.
4. Une alimentation déséquilibrée peut miner vos défenses
La qualité de votre alimentation influence directement votre immunité. Certains nutriments sont essentiels pour que les cellules immunitaires fonctionnent bien : la vitamine C, la vitamine D, le zinc, le fer, les antioxydants, les bonnes graisses… Une alimentation trop pauvre en fruits et légumes, trop riche en aliments transformés, en sucres rapides ou en mauvaises graisses peut affaiblir le système immunitaire et favoriser l’inflammation. Parfois, même sans maladie apparente, des carences subtiles peuvent rendre votre corps moins résilient.
5. L’activité physique : un effet protecteur puissant
L’activité physique régulière est l’une des clés d’un système immunitaire robuste. Bouger améliore la circulation sanguine, ce qui permet aux cellules immunitaires de se déplacer plus efficacement et de détecter plus rapidement les agents pathogènes. En revanche, un mode de vie sédentaire ou, à l’inverse, un excès d’efforts intenses sans récupération, peut augmenter le risque d’infections. Le bon équilibre ? Une activité modérée à régulière, comme la marche, la natation, le vélo ou le yoga, associée à des périodes de repos.
6. L’anxiété, la dépression et l’état émotionnel jouent un rôle
Le lien entre le mental et l’immunité n’est pas une idée abstraite : il est bien réel. Les émotions fortes, l’anxiété chronique ou la dépression affectent directement les systèmes biologiques du corps, notamment l’inflammation et la réponse immunitaire. Les personnes qui vivent avec un stress émotionnel prolongé trouvent souvent qu’elles tombent plus facilement malades ou mettent plus de temps à guérir. Cela s’explique par une interaction complexe entre le cerveau, les hormones et les cellules immunitaires.
7. L’exposition à l’environnement et les habitudes de vie
Les personnes qui passent beaucoup de temps en milieu fermé, proche d’autres personnes malades (école, crèche, transports en commun, open space) sont plus exposées aux virus et bactéries. De même, le tabac, l’alcool, la pollution ou les allergènes fatiguent les muqueuses et diminuent la capacité du corps à filtrer les agents pathogènes. Autrement dit, même si votre immunité est bonne, une plus grande exposition externe peut augmenter la fréquence des maladies.
8. Les facteurs génétiques et biologiques
Certaines personnes héritent d’un système immunitaire plus ou moins réactif selon leur profil génétique. Cela ne signifie pas qu’il est « cassé », mais qu’il fonctionne avec des seuils différents. Par exemple, certaines personnes produisent moins naturellement de vitamine D, une vitamine essentielle pour l’immunité, ou ont des variations dans des gènes liés à la réponse inflammatoire. Ces facteurs ne sont ni une fatalité ni une condamnation : ils montrent simplement que la biologie individuelle influence aussi la fréquence des maladies.
9. L’importance de l’hygiène de vie quotidienne
La fréquence des maladies ne dépend pas d’un seul facteur, mais d’un ensemble d’habitudes qui s’additionnent. Voici quelques piliers pour soutenir votre immunité :
• Sommeil suffisant et de qualité,
• Alimentation riche en micronutriments et en fibres,
• Activité physique régulière,
• Gestion du stress par des techniques comme la respiration, la méditation ou la marche,
• Hydratation suffisante,
• Exposition modérée au soleil pour la vitamine D,
• Hygiène de base (lavage des mains, aération des pièces).
Ces habitudes n’empêchent pas totalement les infections — ce serait irréaliste — mais elles réduisent nettement leur fréquence et accélèrent la guérison.
10. Intervenir quand les maladies sont vraiment fréquentes
Si vous avez l’impression de tomber toujours malade, de manière répétée, ou si vos infections durent très longtemps, il peut être utile de consulter. Une évaluation médicale peut vérifier des points comme : une carence en fer ou en vitamine D, des troubles du sommeil, un diabète non détecté, une allergie ou une intolérance alimentaire, un stress chronique important, ou encore une condition immunitaire sous‑jacente. Chercher un avis professionnel n’est pas signaler une faiblesse : c’est prendre soin de sa santé de manière proactive.
La fréquence des maladies, une question de globalité
Tomber malade plus souvent que la moyenne n’est pas une fatalité mystérieuse : c’est souvent le résultat d’une combinaison de facteurs liés à votre mode de vie, votre environnement, votre état émotionnel, votre exposition externe et votre biologie individuelle. Le corps n’est pas un ensemble de pièces indépendantes : lorsque le sommeil, l’alimentation, l’hydratation, le stress et l’activité ne sont pas équilibrés, le système immunitaire a moins de ressources pour défendre l’organisme. À l’inverse, en améliorant progressivement ces leviers, on peut renforcer sa résilience, réduire la fréquence des infections et se sentir globalement plus en forme.
La clé n’est pas de ne jamais tomber malade, mais de donner à votre corps les meilleures chances de répondre rapidement et efficacement quand un virus ou une bactérie pointe le bout de son nez.
Questions fréquentes
La fréquence des maladies dépend principalement de la force et de l'équilibre du système immunitaire, influencés par le stress, le sommeil, l'alimentation, l'activité physique, l'état émotionnel, l'environnement, les habitudes de vie et les facteurs génétiques.
Le stress prolongé entraîne une production excessive de cortisol, une hormone qui supprime certaines fonctions du système immunitaire, rendant le corps plus vulnérable aux infections et aux inflammations.
Une alimentation équilibrée, riche en vitamines (comme la vitamine C et D), en zinc, en fer et en antioxydants, est essentielle pour soutenir les cellules immunitaires. À l'inverse, un régime pauvre en nutriments et riche en aliments transformés peut affaiblir l'immunité.
Pour renforcer son immunité, il est important d'avoir un sommeil de qualité, de pratiquer une activité physique régulière modérée, de gérer son stress avec des techniques comme la méditation, de s'hydrater suffisamment, de consommer une alimentation saine et d'adopter une bonne hygiène quotidienne.
Si vous avez fréquemment des infections ou une guérison lente, il est conseillé de consulter un professionnel de santé pour rechercher d'éventuelles carences, troubles du sommeil, conditions médicales sous-jacentes ou besoins spécifiques pour adapter votre prise en charge.
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