Quels sont les signes nocturnes d’un risque d’AVC ?
Par CROQ Santé
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Sommaire
- Un AVC peut-il arriver pendant la nuit ?
- Une faiblesse soudaine d’un côté du corps
- Un visage soudainement asymétrique
- Des difficultés inhabituelles pour parler
- Des troubles soudains de la vision
- Vertiges et perte d’équilibre : faut-il s’inquiéter ?
- Un violent mal de tête peut-il annoncer un AVC ?
- Quels symptômes pendant le sommeil peuvent « annoncer » un AVC ?
- Que faire si les symptômes apparaissent en pleine nuit ?
- Comment réduire son risque d’AVC ?
Vous vous réveillez en pleine nuit avec un bras engourdi, des difficultés à parler ou un trouble inhabituel de la vision ? Un accident vasculaire cérébral (AVC) peut survenir pendant le sommeil ou être découvert au réveil. Dans cette situation, chaque minute compte. Il n’existe pas une liste de symptômes exclusivement « nocturnes » permettant de prévoir un AVC à l’avance. En revanche, certains signes neurologiques soudains doivent immédiatement alerter, qu’ils apparaissent à 3 heures du matin ou en pleine journée. Voici ceux qu’il faut connaître et les bons réflexes à adopter.
Un AVC peut-il arriver pendant la nuit ?
Oui. Un AVC peut se produire à n’importe quel moment, y compris lorsque nous dormons.
Il arrive également qu'une personne se couche sans symptôme apparent et découvre une anomalie à son réveil : visage asymétrique, faiblesse d’un membre ou difficulté à parler, par exemple. On parle alors couramment d’AVC du réveil lorsque le moment précis du début des symptômes n’est pas connu.
Cette situation ne doit surtout pas conduire à attendre en pensant qu’il est trop tard pour intervenir.
Les équipes médicales disposent aujourd’hui de plusieurs examens permettant d’évaluer la situation et de déterminer quels traitements sont envisageables.
Le réflexe reste donc le même : appeler immédiatement les secours.
Une faiblesse soudaine d’un côté du corps
C’est l’un des signes les plus connus.
Au réveil, vous pouvez constater qu’un bras ou une jambe répond moins bien, semble anormalement lourd ou manque brutalement de force.
L’atteinte peut concerner un seul côté du corps.
Un geste simple permet parfois de repérer le problème : essayez de lever simultanément les deux bras. Si l’un descend involontairement ou ne peut pas être levé normalement, il faut réagir.
Attention toutefois : pouvoir bouger les deux bras ne permet pas à lui seul d’écarter un AVC. D’autres symptômes peuvent être présents.
Un visage soudainement asymétrique
Autre signal d’alerte : une partie du visage semble tomber.
Lorsque la personne sourit, un côté de la bouche peut ne pas bouger normalement.
Cette asymétrie peut être découverte en se regardant dans le miroir le matin ou être remarquée par le conjoint pendant la nuit.
Elle possède différentes causes possibles et ne signifie donc pas automatiquement AVC. Mais lorsqu’elle apparaît brutalement, notamment avec une faiblesse d’un membre ou un trouble de la parole, il s’agit d’une urgence.
N’attendez pas de voir si le visage redevient normal après le petit-déjeuner.
Des difficultés inhabituelles pour parler
Une personne victime d’un AVC peut avoir du mal à trouver ses mots, prononcer une phrase correctement ou comprendre ce qu’on lui dit.
Son discours peut soudainement devenir confus ou incompréhensible.
Si vous avez un doute, demandez-lui de répéter une phrase très simple.
Elle n’y arrive pas alors qu’elle parlait normalement quelques heures auparavant ? Appelez immédiatement les secours.
Même si le trouble disparaît après quelques minutes, l’urgence n’est pas terminée. Une disparition rapide des symptômes peut notamment correspondre à un accident ischémique transitoire (AIT), qui nécessite lui aussi une évaluation médicale urgente.
Des troubles soudains de la vision
Un AVC peut également provoquer une modification brutale de la vision.
La personne peut constater une perte de vision dans un œil, une partie du champ visuel qui disparaît ou encore une vision double.
Au réveil, nous pouvons être tentés d’attribuer une vision étrange à la fatigue ou au manque de lumière.
Ce qui doit particulièrement attirer l’attention est le caractère soudain et inhabituel du symptôme, surtout s’il s’accompagne d’un autre trouble neurologique.
Dans le doute, mieux vaut contacter les secours plutôt que d’attendre une amélioration spontanée.
Vertiges et perte d’équilibre : faut-il s’inquiéter ?
Se lever rapidement la nuit et avoir momentanément la tête qui tourne peut avoir de nombreuses explications sans rapport avec un AVC.
En revanche, l’apparition brutale d’un important trouble de l’équilibre ou de la coordination, particulièrement lorsqu’il est associé à une vision double, une difficulté à parler, une faiblesse ou d’autres symptômes neurologiques, doit alerter.
Certains AVC touchent des régions cérébrales dont l’atteinte peut produire des symptômes moins immédiatement reconnaissables qu’une paralysie classique.
Ne cherchez donc pas à établir seul le diagnostic.
Un violent mal de tête peut-il annoncer un AVC ?
Un mal de tête isolé est extrêmement fréquent et, dans l’immense majorité des cas, n’indique pas un AVC.
En revanche, un mal de tête brutal, inhabituel et extrêmement intense, notamment s’il atteint rapidement une intensité maximale, peut accompagner une hémorragie cérébrale ou une autre urgence neurologique.
S’il s’associe à des vomissements, une confusion, une perte de connaissance, des convulsions ou un déficit neurologique, une prise en charge urgente est indispensable.
Un mal de tête soudain décrit comme totalement différent des douleurs habituelles ne doit donc pas être banalisé.
Quels symptômes pendant le sommeil peuvent « annoncer » un AVC ?
C’est ici qu’il faut se méfier des titres alarmistes que nous pouvons rencontrer sur Internet.
Transpirer la nuit, mal dormir, ronfler ou se réveiller plusieurs fois ne permet pas de conclure qu’un AVC est imminent.
Certains problèmes de santé peuvent toutefois augmenter le risque cardiovasculaire à long terme. L’apnée obstructive du sommeil, par exemple, est associée à un risque cardiovasculaire accru et mérite d’être diagnostiquée et prise en charge.
Des ronflements importants accompagnés de pauses respiratoires constatées par votre partenaire, d’une somnolence diurne ou de réveils fréquents peuvent donc justifier d’en parler à un médecin.
Mais nous sommes ici dans la prévention, pas dans la reconnaissance d’un AVC en cours.
Que faire si les symptômes apparaissent en pleine nuit ?
Face à une suspicion d’AVC, n’attendez pas le matin et ne vous recouchez pas pour voir si cela passe.
En France, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112. Suivez les instructions du professionnel au téléphone.
Notez également une information essentielle : l’heure à laquelle la personne a été vue pour la dernière fois sans symptôme. Si elle s’est couchée normalement à 23 heures et présente des troubles à son réveil à 5 heures, communiquez ces horaires aux secours.
Ne donnez pas spontanément d’aspirine. Tous les AVC ne sont pas provoqués par un caillot : certains sont hémorragiques, et le traitement dépend du diagnostic.
Comment réduire son risque d’AVC ?
La prévention se joue surtout sur les facteurs de risque cardiovasculaire.
Faire contrôler sa tension artérielle est particulièrement important. Arrêter de fumer, pratiquer régulièrement une activité physique, limiter l’excès d’alcool et adopter une alimentation équilibrée contribuent également à protéger la santé cardiovasculaire.
Diabète, cholestérol élevé, fibrillation atriale et apnée du sommeil peuvent aussi nécessiter une prise en charge adaptée.
Vous avez déjà eu un AIT ou un AVC ? Le suivi médical et les traitements prescrits jouent alors un rôle essentiel dans la prévention d’une récidive.
Les signes nocturnes d’un AVC sont essentiellement les mêmes que ceux pouvant apparaître en journée : faiblesse ou engourdissement soudain d’un côté, visage asymétrique, difficulté à parler ou comprendre, trouble brutal de la vision ou de l’équilibre. Un mal de tête extrêmement intense et soudain peut également constituer un signal d’urgence.
Retenons surtout une règle : face à un symptôme neurologique brutal, nous n’attendons pas qu’il disparaisse et nous n’attendons surtout pas le matin.
Même si les symptômes s’améliorent rapidement ou sont découverts au réveil, appelez immédiatement le 15 ou le 112 en France. Pour un AVC, agir vite peut faire une différence majeure.
Questions fréquentes
Les signes d'un AVC nocturne sont similaires à ceux en journée : faiblesse soudaine d'un côté du corps, visage asymétrique, difficulté à parler ou comprendre, troubles visuels soudains, vertiges importants ou perte d'équilibre brusque, et parfois un mal de tête intense et brutal. Ces symptômes doivent alerter même s'ils surviennent pendant le sommeil.
Oui, une personne peut se coucher sans symptôme visible et se réveiller avec des troubles tels qu'un visage asymétrique, une faiblesse d'un membre ou une difficulté à parler. Ce cas, appelé AVC du réveil, nécessite une intervention médicale d'urgence sans attendre que les symptômes disparaissent.
Il faut agir immédiatement en appelant les urgences au 15 ou 112 en France, sans attendre ni espérer une amélioration spontanée. Informez les secours de l'heure à laquelle la personne était encore sans symptôme, car cela aide au diagnostic et au traitement.
Les principaux facteurs de risque sont une hypertension artérielle non contrôlée, le tabagisme, une alimentation déséquilibrée, le manque d'activité physique, un excès d'alcool, le diabète, un cholestérol élevé, la fibrillation atriale et l'apnée du sommeil. Gérer ces facteurs réduit significativement le risque d'AVC.
Un mal de tête isolé est rarement un AVC. En revanche, un mal de tête soudain, très intense et inhabituel, surtout s'accompagnant de vomissements, confusion, convulsions ou troubles neurologiques doit être considéré comme une urgence et nécessite une prise en charge médicale rapide.
Les informations diffusées sur les articles, notamment celles relatives à la santé, au bien-être ou à la nutrition, sont fournies à titre indicatif et ne constituent en aucun cas un diagnostic, un traitement ou une prescription médicale. L'utilisateur est invité à consulter un médecin ou un professionnel de santé qualifié pour toute question relative à son état de santé.
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