Vrai-Faux sur les addictions
Par Thomas Sanchez
Publié le - mis à jour le
Sommaire
- ⚖️ 1. “On choisit d’être addict.” → Faux
- 🧬 2. “On peut être addict à autre chose qu’à une drogue.” → Vrai
- 🧃 3. “Le sucre est aussi addictif que la drogue.” → En partie vrai
- 🚬 4. “Une addiction, c’est forcément grave ou visible.” → Faux
- ⛓️ 5. “Il faut toucher le fond pour s’en sortir.” → Faux
- 🧪 6. “Les médicaments peuvent aider à sortir de l’addiction.” → Vrai
- 🧍♀️ 7. “On peut s’en sortir seul si on a de la volonté.” → Rarement vrai
- 🧠 8. “Les personnes addictes sont malades, pas coupables.” → Vrai
- 📱 9. “On ne peut pas devenir accro à son téléphone.” → Faux
- 💪 10. “On peut guérir d’une addiction.” → Vrai… avec des nuances
- ✅ Mieux comprendre pour mieux accompagner
Quand on parle d’addiction, on pense souvent à l’alcool, à la drogue ou au tabac. Pourtant, les addictions peuvent prendre bien d’autres formes : jeux vidéo, sucre, travail, réseaux sociaux, médicaments, sport ou achats compulsifs… Dans notre société, elles sont omniprésentes, mais souvent mal comprises. Entre culpabilisation, stigmatisation et fausses croyances, il est temps de faire le point sur ce que sont réellement les addictions — et surtout, sur ce qu’elles ne sont pas.
Questions fréquentes
L'addiction est un trouble complexe qui altère peu à peu le libre arbitre en impliquant des facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Ce n'est pas une question de volonté ou de faiblesse, mais une maladie où le contrôle sur un comportement ou une substance s'efface à cause de la stimulation du circuit de la récompense dans le cerveau.
Oui, il existe deux grandes catégories d'addictions : celles liées à des substances comme l'alcool ou le tabac, et celles dites comportementales comme les jeux d'argent, les écrans, la nourriture ou le sport. Toutes activent le circuit cérébral du plaisir, créant une tolérance progressive.
Partiellement. Des études montrent que le sucre active fortement le circuit de récompense cérébral, parfois même plus intensément que certaines drogues chez l'animal. Chez l'humain, bien que l'addiction au sucre ne soit pas officiellement reconnue comme maladie, elle engendre des comportements compulsifs et une perte de contrôle similaires.
C'est rare. L'addiction implique souvent des changements neurologiques profonds et des traumatismes psychiques qui rendent difficile l'arrêt sans aide. Un accompagnement psychologique, des groupes de soutien ou une prise en charge spécialisée sont généralement nécessaires pour réussir.
On peut vivre sans dépendance et retrouver un bien-être durable, mais l'addiction est souvent une maladie chronique avec des risques de rechute. Une prise en charge régulière, incluant un suivi global émotionnel, social et physique, permet d'obtenir une rémission stable et de reconstruire une vie équilibrée.
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